Les prix du pétrole ont connu une baisse significative ce mercredi 13 août 2025, sous l’effet des dernières prévisions concernant la production mondiale. Selon des rapports mensuels de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), la croissance de l’offre de pétrole dépasse largement la demande, ce qui pèse sur les prix.
L’EIA a prévu une « baisse significative du prix du pétrole », affirmant que « la croissance de l’offre mondiale de pétrole dépasse largement la croissance de la demande de produits pétroliers ». Cette prévision a été renforcée par l’AIE, qui a révisé à la hausse la croissance mondiale de l’offre, citant la hausse des quotas de l’OPEP+ comme principal facteur de cette révision.
La production accrue de l’OPEP+ entraîne une augmentation des stocks, ce qui, historiquement, a toujours conduit à une baisse des prix du pétrole. Comme l’a indiqué Steve Nalley, administrateur par intérim de l’EIA : « Par le passé, nous avons constaté des baisses importantes du prix du pétrole lorsque les stocks augmentaient aussi rapidement que nous le prévoyons pour les mois à venir. »
La croissance de la demande, bien que partagée, reste insuffisante pour compenser cette hausse de la production. Même les rapports plus optimistes, notamment ceux de l’OPEP, n’ont pas suffi à rassurer les marchés, lesquels anticipent un excédent d’offre. En conséquence, les prix du baril de Brent ont chuté de 0,29 %, à 65,93 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate a perdu 0,41 %, tombant à 62,91 dollars.

Tensions géopolitiques et incertitudes sur l’offre du pétrole
Parallèlement, le marché pétrolier reste dans une position d’attente avant la rencontre prévue entre Donald Trump et Vladimir Poutine vendredi prochain. Comme le souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, « La situation est très instable, avec de nouvelles déclarations qui apparaissent presque toutes les heures ». Les marchés surveillent de près les évolutions géopolitiques, car une éventuelle avancée diplomatique pourrait assouplir les sanctions sur le pétrole russe, augmentant ainsi l’offre mondiale et pesant sur les prix.
Cependant, les analystes comme Daniela Sabin Hathorn de Capital.com avertissent que l’escalade des tensions pourrait, à l’inverse, entraîner un renforcement des sanctions américaines sur les achats de pétrole russe, en particulier de la part de l’Inde, ce qui pourrait faire grimper les prix.
Dans ce contexte incertain, le marché pétrolier fait preuve de prudence, en anticipant des fluctuations en fonction des décisions politiques à venir et de l’évolution de l’offre mondiale de pétrole. Les mois à venir pourraient ainsi être marqués par des ajustements importants des prix, en fonction des actions géopolitiques et économiques des principaux acteurs de l’industrie pétrolière.








