L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ont officialisé une nouvelle augmentation de leur production pour le mois de juillet 2025. Huit pays, dont l’Algérie, ont décidé d’ajouter 411 000 barils par jour supplémentaires à leur offre actuelle.
Cette décision, rendue publique le 31 mai, confirme la volonté de ces États de profiter d’une demande estivale attendue en hausse pour écouler davantage de brut. La réunion s’est tenue par visioconférence et a réuni les représentants de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Irak, des Émirats arabes unis, du Koweït, du Kazakhstan, d’Oman et de l’Algérie. Ces pays avaient déjà commencé à « rouvrir les vannes du pétrole » dès le mois d’avril, amorçant une phase de relance progressive de leur production après plusieurs années de restrictions volontaires. Celles-ci visaient à soutenir les prix, mais elles n’ont pas empêché une chute récente des cours, le baril atteignant environ 60 dollars, son plus bas niveau depuis quatre ans.
Selon le ministère algérien de l’Énergie, « sur la base des prévisions indiquant une hausse attendue de la demande de pétrole durant la saison estivale, les huit pays ont convenu d’un ajustement collectif progressif à la hausse de leur production de pétrole brut, à hauteur de 411 000 barils par jour pour le mois de juillet 2025 ». Cette démarche reflète une anticipation partagée de la reprise de la consommation mondiale pendant les mois d’été, période traditionnellement marquée par une augmentation de la demande en carburant.

L’Algérie ajuste sa production de pétrole et mise sur de nouveaux champs
Pour l’Algérie, cette décision se traduit par une hausse modérée mais ciblée de ses volumes. « L’Algérie verra sa production de pétrole brut augmenter de 8 000 barils par jour à partir de juillet », a précisé le ministère. Il explique que cette hausse s’inscrit « en réponse à la croissance anticipée de la demande extérieure en pétrole brut et en produits pétroliers durant la période estivale ». Cette stratégie répond également à des objectifs internes, notamment la mise en exploitation progressive de nouveaux gisements. « Cette augmentation contribuera également au lancement progressif de la production des nouveaux champs récemment développés, renforçant ainsi la rentabilité et l’exploitation des ressources nationales », ajoute le communiqué.
La production algérienne passera ainsi de 928 000 barils par jour en juin à 936 000 en juillet. Ce réajustement s’inscrit dans une logique de flexibilité coordonnée au sein de l’Opep+, permettant aux pays membres de s’adapter rapidement aux évolutions du marché mondial. La prochaine réunion est prévue pour le 6 juillet, moment clé pour évaluer les effets de cette décision sur les cours du brut.








