Algérie : Vers une loi de finances complémentaire pour ajuster le budget 2025 ?

En raison du contexte économique qui se transforme, l’Algérie pourra être amenée à adopter une loi de finances complémentaire.

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Loi de finances
Algérie : Vers une loi de finances complémentaire pour ajuster le budget 2025 ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Algérie

L’Algérie pourrait se diriger vers l’adoption d’une loi de finances complémentaire (LFC) pour 2025, dans un contexte économique en pleine mutation et face à des besoins politiques croissants.

Bien que l’évolution récente des marchés pétroliers ait temporairement réduit la nécessité d’un ajustement budgétaire, l’introduction de nouvelles mesures économiques et sociales commence à faire peser la question d’un réajustement du budget. L’adoption d’une LFC semble donc de plus en plus probable.

Parmi les récentes initiatives gouvernementales figurent des actions visant à dynamiser l’économie nationale et à améliorer le bien-être social. Le soutien à la production locale et la diversification économique en font partie intégrante. Le gouvernement a manifesté son désir de renforcer la production nationale et de réduire la dépendance aux hydrocarbures.

Des incitations pour les investisseurs ont été mises en place, ainsi que des programmes de développement pour des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’industrie et le numérique. Ces dispositifs, s’ils répondent à des objectifs à long terme, engendrent des coûts de mise en œuvre et des manques à gagner fiscaux non anticipés dans la loi de finances initiale.

Une révision budgétaire inévitable à travers une loi de finances complémentaire

Sur le plan social, l’accent est mis sur des mesures destinées à réduire l’impact de l’inflation et à améliorer les conditions de vie des citoyens. Ces ajustements nécessitent un financement adéquat, afin de garantir leur efficacité. De plus, l’État poursuit ses investissements dans les infrastructures et les services publics, visant à améliorer la qualité de vie des Algériens. La mise en œuvre de nouveaux projets ou l’accélération des chantiers en cours génère des dépenses imprévues, rendant nécessaire une révision des allocations budgétaires.

Les réformes structurelles, notamment la numérisation de l’administration, impliquent également des investissements initiaux importants. Ces projets, bien qu’ils apportent des bénéfices à long terme, nécessitent l’acquisition d’équipements, de formations et de systèmes adaptés. En parallèle, l’État poursuit sa stratégie pour endiguer l’économie parallèle, un secteur nuisible à la stabilité économique, notamment en raison de ses liens avec des activités illicites telles que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Dans ce contexte, le Fonds monétaire international a recommandé à l’Algérie de réduire son déficit budgétaire par deux leviers principaux : une réduction des dépenses publiques et un élargissement de l’assiette fiscale. Le déficit budgétaire, principalement causé par la chute des recettes pétrolières et une augmentation des dépenses publiques, constitue une menace pour la stabilité économique à moyen terme.

La loi de finances complémentaire 2025 semble donc être la solution pour intégrer ces nouvelles mesures économiques et sociales. Elle pourrait également envoyer un signal fort sur la volonté de l’État de promouvoir une économie plus transparente et plus résiliente face aux défis économiques actuels.

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