Une réunion s’est tenue ce mercredi 28 mai à Alger entre Sonatrach, Sonelgaz, Hecate et Tosyali Algérie autour d’un projet visant à produire de l’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables.
Ce projet a pour but d’alimenter l’industrie sidérurgique afin de produire de l’« acier vert », dans le cadre de la transition énergétique. Un protocole d’accord doit être signé prochainement pour lancer les études de faisabilité. La rencontre a eu lieu au siège de la direction générale de Sonatrach, en présence du PDG Rachid Hachichi, du PDG de la société américaine Hecate spécialisée dans les énergies renouvelables, David Wilhelm, ainsi que du membre du conseil d’administration de Tosyali Algérie, Alp Topcuoglu, et plusieurs cadres dirigeants. Cette initiative a été annoncée dans un communiqué publié sur la page Facebook de Sonatrach.
Un projet intégré pour produire de l’hydrogène vert et de l’acier vert
Durant cette réunion, il a été question d’un projet intégré et ambitieux visant à produire de l’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables, destiné à la production d’« acier vert ». Le communiqué précise que « ce projet intégré s’appuie sur les résultats des études et travaux réalisés dans le cadre des protocoles d’accord signés en 2024 entre Sonatrach et les sociétés Hecate pour les énergies renouvelables et Tosyali ».
Le communiqué rappelle également que « le protocole d’accord signé avec la société Hecate le 29 avril 2024 portait sur la réalisation d’une étude de faisabilité pour un projet de production d’énergie renouvelable en Algérie. Quant au protocole d’accord signé avec Tosyali le 24 juillet 2024, il concernait une étude de faisabilité pour la production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables, destiné à la fabrication d’ »acier vert » dans le complexe sidérurgique de Tosyali en Algérie ».
Un nouveau protocole d’accord sera bientôt signé entre Sonatrach, Sonelgaz, Hecate et Tosyali afin de concrétiser ce projet intégré en deux phases. Selon le communiqué, « la première phase sera consacrée à la réalisation d’études destinées à évaluer la faisabilité, la pertinence et la rentabilité du projet. La seconde phase concernera le développement du projet, qui contribuera à la réalisation des objectifs de transition énergétique des entreprises impliquées ».
Ce projet reflète une volonté claire de décarboner l’industrie sidérurgique en Algérie, un secteur traditionnellement très émetteur de gaz à effet de serre. En s’appuyant sur l’hydrogène vert, produit grâce à des sources d’énergie renouvelables, les entreprises engagées souhaitent réduire leur empreinte carbone et s’aligner sur les objectifs internationaux de lutte contre le changement climatique.
Cette collaboration entre acteurs publics et privés illustre l’importance croissante accordée à la transition énergétique dans le paysage industriel algérien. Elle ouvre la voie à de nouvelles technologies respectueuses de l’environnement et démontre un engagement commun pour un avenir plus durable.








