L’étude de faisabilité du projet du gazoduc transsaharien TSGP, destiné à relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger pour acheminer du gaz naturel vers l’Europe, fera l’objet d’une mise à jour dans un délai de six mois. L’annonce a été faite mercredi 19 février par Rachid Zerdani, directeur conseiller du PDG de Sonatrach, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio algérienne.
Selon le responsable, cette étude sera réalisée par Penspen, le même consultant qui avait mené l’étude initiale du projet. Elle a pour objectif d’actualiser les modèles d’estimation en tenant compte des évolutions récentes du marché gazier et de ses perspectives. Le contrat portant sur cette mise à jour a été signé le 11 février à Alger, à l’issue de la quatrième réunion ministérielle tripartite de suivi du projet.
Le gazoduc transsaharien, un projet stratégique pour l’exportation de gaz vers l’Europe
L’étude de faisabilité, dont le coût est estimé à plus d’un million de dollars, sera financée par les compagnies pétrolières nationales des trois pays concernés : Sonatrach pour l’Algérie, Sonidep pour le Niger et NNPC pour le Nigeria. Elle portera sur deux volets principaux : commercial et technique.
Sur le plan commercial, elle analysera les volumes de gaz destinés à l’exportation depuis le Nigeria ainsi que les perspectives de la demande européenne. D’un point de vue technique, elle se concentrera sur la révision du tracé du gazoduc, les spécifications du gaz transporté, la capacité de l’infrastructure et le nombre de stations de compression à installer. L’objectif est d’intégrer toutes les optimisations possibles afin de réduire les coûts d’investissement.
Cette mise à jour inclura également l’élaboration d’un planning précis du projet du gazoduc transsaharien, détaillant la durée nécessaire à chaque phase, ainsi qu’une évaluation de son impact environnemental et social. Les effets du tracé sur les zones désertiques, les émissions de CO2 et l’évolution des législations sur les hydrocarbures dans les trois pays seront également pris en compte.
Toujours selon Rachid Zerdani, cette étude actualisée permettra de « définir les stratégies d’accélération de la réalisation du projet, afin d’entamer l’exploitation du TSGP dans les meilleurs délais ». L’Algérie, qui cherche à renforcer son rôle de fournisseur énergétique clé pour l’Europe, voit dans ce projet une opportunité de valoriser ses infrastructures et d’assurer une diversification des sources d’approvisionnement en gaz naturel pour le continent européen.