En 2025, le paysage économique algérien reste largement dominé par les entreprises publiques du secteur de l’énergie, mais témoigne aussi d’une diversification notable. Cinq groupes se démarquent par leur poids économique, leur influence régionale et leur rôle dans la modernisation du pays. Ces acteurs contribuent fortement à la création de valeur, à l’emploi et à la dynamique d’exportation de l’Algérie.
Sonatrach conserve sa position de leader avec une valorisation de 77,3 milliards de dollars. Ce géant pétrolier public reste la colonne vertébrale de l’économie nationale, assurant l’exploitation, la production et l’exportation des hydrocarbures. Sa stratégie actuelle vise à diversifier ses activités vers la chimie, les engrais et les projets d’infrastructure énergétique.
Naftal occupe la deuxième place avec 4,9 milliards de dollars. Spécialisée dans la distribution de carburants et de gaz domestiques, l’entreprise joue un rôle stratégique dans l’approvisionnement du pays en énergie. Sa modernisation progressive permet d’accompagner les transformations de la demande intérieure.
Sonelgaz, troisième du classement avec 4 milliards de dollars, gère la production et la distribution d’électricité et de gaz naturel. Dans un contexte de croissance démographique, elle assure un maillage énergétique essentiel. Elle développe aussi des projets d’énergie renouvelable, visant à réduire la dépendance aux ressources fossiles.
Cevital et Cosider, fers de lance des entreprises privées
En quatrième position figure Cevital, le premier groupe privé algérien, valorisé à 2,2 milliards de dollars. Fondé par Issad Rebrab, il est actif dans l’agroalimentaire, l’électroménager et la distribution. Cevital incarne un modèle réussi de diversification et d’internationalisation, notamment grâce à ses exportations dans les produits alimentaires transformés. Sa contribution à l’industrialisation du pays est significative.
Cosider complète le top 5 avec une valorisation de 1,38 milliard de dollars. Leader du BTP, l’entreprise est impliquée dans les grands chantiers publics : routes, ponts, génie civil, équipements industriels. Son développement accompagne l’effort de modernisation des infrastructures nationales, en particulier dans les régions intérieures.
Ces cinq groupes constituent les piliers de l’économie algérienne actuelle. Alors que le pays cherche à se repositionner dans une économie globale en mutation, leur rôle évolue au-delà de la simple production : ils participent à la transformation structurelle, à la montée en compétence de la main-d’œuvre et à l’ouverture vers de nouveaux marchés. Le défi reste de consolider ces acquis tout en stimulant l’émergence de nouvelles filières industrielles.








