Consommation : Les prix des produits alimentaires mondiaux reculent selon la FAO

Les prix des produits alimentaires ont globalement reculé en mai, selon la FAO.

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Consommation : Les prix des produits alimentaires mondiaux reculent selon la FAO. Crédit: Canva | Econostrum.info - Algérie

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une légère baisse au mois de mai, selon le dernier rapport de la FAO. Cette évolution s’explique par le recul marqué des cours des céréales, du sucre et des huiles végétales, qui a compensé la hausse des prix des produits laitiers et de la viande.

L’indice global des prix alimentaires affiche un repli de 0,8 % par rapport à avril, bien qu’il reste 6 % plus élevé qu’en mai 2024. Il demeure néanmoins très inférieur, de 20,3 %, à son pic de mars 2022 enregistré après le début du conflit en Ukraine.

Parmi les principales évolutions, les céréales ont vu leurs prix reculer de 1,8 % sur un mois et de 8,2 % en glissement annuel. Le maïs a été le plus touché, pénalisé par la forte concurrence des États-Unis et une disponibilité renforcée grâce à des récoltes plus précoces en Amérique du Sud. Le blé a également baissé, mais de façon plus modérée, dans un contexte de demande maîtrisée et d’amélioration des conditions climatiques dans l’hémisphère nord.

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Capture d’écran du graphe de l’indice des prix des produits alimentaires publié par la FAO

 

Les prix de la viande et produits laitiers en hausse, ceux du sucre et huiles en recul

Dans le même temps, les prix de la viande ont progressé de 1,3 %, stimulés notamment par une forte demande d’ovins en provenance d’Océanie, achetés par la Chine, le Moyen-Orient et l’Europe. Les produits laitiers, eux, ont connu une hausse de 0,8 %, portée par les niveaux toujours élevés du beurre. Cette situation s’explique par une forte demande en Asie et au Moyen-Orient, couplée à une offre restreinte, notamment en Australie.

Le marché des huiles végétales, après plusieurs mois de hausse, a enregistré un recul de 3,7 %, après déjà une baisse de 3,2 % en avril. Cette tendance, bien que modérément rassurante, ne suffit pas encore à annuler la hausse sur un an. Quant au sucre, il a connu sa troisième baisse mensuelle consécutive, de 2,6 %, et affiche un repli de 6,6 % par rapport à mai 2024. Ce mouvement s’explique par une demande affaiblie, dans un climat d’incertitude économique pesant sur l’industrie agroalimentaire.

La FAO souligne également que les premières estimations pour la campagne 2025-2026 laissent entrevoir une hausse de la production mondiale de sucre, portée par de meilleures récoltes attendues en Inde et en Thaïlande, dues à un début de mousson plus précoce. Cette perspective contribue à accentuer la pression baissière sur les cours, dans un contexte de volatilité persistante des marchés agricoles.

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