Commerce extérieur de l’Algérie en 2024 : progression des importations et recul des exportations (ONS)

L’ONS a publié un rapport sur le commerce extérieur de l’Algérie mettant en avant la hausse des importations et le recul des exportations.

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Droits de douane
Droits de douane : 53 pays africains dont l'Algérie exemptés par la Chine. Crédit : Canva | Econostrum.info - Algérie

L’Office national des statistiques (ONS) a publié le 22 avril les données sur le commerce extérieur de l’Algérie de l’année 2024, mettant en évidence une évolution contrastée des importations et des exportations. Ces chiffres montrent un changement significatif des prix, des volumes échangés et du solde commercial global du pays.

D’après le rapport, « les prix à l’exportation et à l’importation de marchandises ont enregistré des baisses respectives de 7,4% et 3,1% au cours de l’exercice précédent, en comparaison à 2023 ». Cette évolution s’explique principalement par la chute des cours des hydrocarbures à l’export, qui reste la principale composante des ventes algériennes à l’étranger.

En volume, les importations ont progressé de 13,1% alors que les exportations ont reculé de 4,5%. En valeur, « les exportations algériennes de marchandises se sont chiffrées à un total de 6605,8 milliards DA, contre 7468,5 milliards DA en 2023, soit un recul de 11,6% ». Les importations, quant à elles, ont atteint « un montant de 6352,1 milliards DA durant l’exercice écoulé, contre, 5794 milliards DA au cours de l’année précédente, soit une hausse en valeurs courantes de 9,6% ».

Commerce extérieur de l'Algérie en 2024 : progression des importations et recul des exportations (ONS)

La balance du commerce extérieur déséquilibrée

Le solde de la balance commerciale a ainsi fortement baissé, passant de 1674,5 milliards DA à 253,7 milliards DA, soit une diminution de 84,8%. Cette baisse s’accompagne d’un recul du taux de couverture des importations par les exportations, qui est passé de 128,9% à 104%. L’ONS précise toutefois que « les données infra-annuelles prises en compte dans l’évaluation d’échanges commerciaux du pays durant l’exercice précédent sont provisoires ».

Sur le plan sectoriel, les hausses de prix à l’importation n’ont concerné que trois catégories : les « combustibles minéraux, lubrifiants et produits connexes » (+25,7%), les « produits chimiques et produits connexes » (+1,7%) et les « machines et matériel de transport » (+3%). À l’inverse, les plus fortes baisses ont touché les « boissons et tabacs » (-37,2%), les « huiles et graisses » (-9,1%) et les « articles manufacturés divers » (-7,1%).

En volume, les importations de « boissons et tabac » ont bondi de 76,8%, suivies par les « articles manufacturés divers » (+20,3%), les « machines et matériel de transport » (+19,1%) et les « produits alimentaires et animaux vivants » (+16,7%). Seules deux catégories ont vu leurs volumes diminuer : les « combustibles minéraux » (-13,4%) et les « huiles et graisses » (-1,2%).

Concernant les exportations, l’ONS indique que « la tendance à la baisse des prix constatée en 2024 est essentiellement due à la réduction des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux, en raison de la structure de nos exportations largement dominée par ces derniers ». Ce déséquilibre structurel du commerce extérieur a contribué à la baisse générale de 11,6% de la valeur des exportations par rapport à 2023.

Ces résultats traduisent une dépendance persistante de l’économie algérienne aux hydrocarbures et une exposition aux fluctuations des marchés mondiaux, malgré une croissance du volume des importations.

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