L’axe économique Algérie-Espagne se réveille. En effet, l’Algérie attire de plus en plus l’attention des milieux économiques espagnols. Lors d’un événement organisé à Alicante par l’université Miguel Hernandez d’Elche en partenariat avec l’organisme Imex, le Cercle commercial et économique hispano-algérien (CCIHA) a exposé les atouts du marché algérien, jugé porteur dans plusieurs secteurs clés.
Le message des intervenants est clair : l’Algérie représente une terre d’opportunités pour les entreprises espagnoles, notamment dans le tourisme, les énergies renouvelables et les infrastructures. Selon Ismael et Gonzalo Martin, responsables du CCIHA, l’Algérie est « un grand marché proche, en plein développement industriel engagé dans un processus de diversification économique et qui offre d’importantes opportunités ». Le pays bénéficie de plusieurs leviers d’attractivité : proximité géographique, main-d’œuvre bon marché, coût de l’énergie faible et projets d’infrastructures ambitieux, notamment les 15 000 kilomètres de routes et de voies ferrées à construire.
Djamel Kasdi, chef du département d’administration et affaires extérieures du CCIHA, a souligné les avantages compétitifs de l’Algérie, parmi lesquels le niveau des salaires. Des données sectorielles ont été présentées pour illustrer cette attractivité : environ 7200 euros annuels dans les hydrocarbures, 3999 dans l’industrie, 2600 dans les travaux publics, 2900 dans les services, 3150 dans les transports et 3600 dans le commerce.
Des perspectives Algérie-Espagne soutenues par des projections économiques favorables
Les prévisions économiques confortent cette dynamique pour inciter un plus grand partenariat Algérie-Espagne. Le produit intérieur brut algérien est attendu à 278 milliards de dollars en 2025, puis à 300 milliards en 2026 et 308 milliards en 2027. L’objectif affiché par Alger est d’atteindre 400 milliards à la fin de cette même année. Ce contexte, combiné à la normalisation des relations entre Alger et Madrid après une longue période de tension, offre un climat propice à la relance des échanges économiques.
Djamel Bouabdallah, président du CCIAE, a insisté sur la nécessité de changer de regard sur le marché algérien. Il a affirmé : « On travaille pour expliquer aux opérateurs espagnols que l’Algérie d’aujourd’hui n’est pas un pays où on va vendre un produit mais un pays où on va pour construire un projet ».
Un événement est d’ores et déjà prévu en juin à Alger pour favoriser les échanges directs entre opérateurs économiques espagnols et algériens, en présence des autorités. Les responsables espagnols estiment que presque tous les secteurs présentent un intérêt stratégique, et que le moment est opportun pour établir des partenariats durables.








