Les consultations techniques entre l’Algérie et l’Union européenne sur la révision de leur accord d’association se déroulent dans un climat positif ma, mais restent encore en cours, selon des représentants de la Commission européenne (CE) qui ont effectué une visite à Alger début février 2025.
La délégation européenne, qui a rencontré plusieurs hauts responsables algériens, a souligné que les discussions sur ce dossier important, qui dure depuis plusieurs mois, sont menées dans un cadre de bonne foi et de coopération. Toutefois, aucune précision n’a été donnée sur l’avancement des discussions ni sur les éventuelles conclusions qui en découleraient.
Une source proche des consultations a précisé au journal El Watan que « les consultations se sont effectivement déroulées dans un climat constructif et de bonne foi », mais a également ajouté que « puisque les consultations sont encore en cours, nous ne sommes pas en mesure d’offrir des détails sur l’avancement des pourparlers ». Cette déclaration souligne les limites actuelles de l’information disponible et montre que les négociations sont loin d’être finalisées, malgré les échanges positifs entre les deux parties.
Une révision de l’accord d’association est complexe
Le processus de révision de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne semble être une tâche complexe, comme l’a souligné Abdelmadjid Tebboune. Lors de son discours à la réunion du Conseil des ministres du 26 janvier 2025, il avait insisté sur le fait que cette révision devait se faire « clause par clause ».
Le chef de l’État avait également précisé que cet effort de révision « ne résulte pas d’un conflit, mais vise à soutenir les bonnes relations entre l’Algérie et l’UE en tant que partenaire économique sur la base du principe gagnant-gagnant» . Cette vision montre que l’objectif est de réajuster certains aspects de l’accord pour le rendre plus équilibré et bénéfique pour les deux parties.
La mission européenne a rencontré des responsables des départements concernés par les relations économiques, comme ceux des ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et de la Production pharmaceutique. Les discussions ont porté sur des questions économiques clés, notamment la facilitation du commerce, les énergies renouvelables, l’investissement et la migration.
La visite a aussi été l’occasion pour l’Union européenne de réaffirmer son engagement à développer une coopération renforcée avec l’Algérie dans le cadre du nouveau pacte pour la Méditerranée. Les discussions sur la révision de l’accord d’association restent en cours, mais les détails sur l’évolution de cette révision sont attendus avec impatience, car elles devraient permettre de tracer les lignes de la coopération future entre l’Algérie et l’Union européenne jusqu’à 2029.