En préparation depuis mi-juin, le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de la politique budgétaire des deux dernières années, marquée par une expansion des dépenses publiques et une absence de mesures d’austérité.
Malgré un contexte mondial instable, avec des fluctuations des prix du pétrole et des tensions géopolitiques, le gouvernement ne prévoit pas de serrer la vis sur les finances publiques. Le chef de l’État a, en effet, réaffirmé qu’aucune politique d’austérité n’était envisagée à court terme, bien que des ajustements budgétaires soient nécessaires pour limiter l’aggravation du déficit public.
Les prévisions pour 2026 fixent le plafond des dépenses publiques à 17 948,64 milliards de dinars, en hausse par rapport aux 16 794 milliards de dinars de 2025. Cette augmentation de 6,9 % des dépenses, malgré un prix du pétrole qui reste incertain (prévu à 60 dollars le baril), témoigne de l’engagement du gouvernement à poursuivre la politique de soutien à la croissance et à la relance économique.
Selon une note officielle adressée aux ordonnateurs publics par le ministère des Finances, le budget 2026 devra tenir compte d’un environnement économique mondial marqué par des « incertitudes géopolitiques » », avec notamment « une forte volatilité financière et des conflits commerciaux ».
Une gestion plus rigoureuse, sans austérité pour le budget 2026
Le projet de budget pour 2026 ne fait pas référence à une politique d’austérité, mais plutôt à une gestion plus rigoureuse et une priorisation des dépenses publiques. L’objectif est de réduire graduellement les déficits sans recourir à des coupes budgétaires drastiques. Le cadre budgétaire triennal 2025-2027 met en avant la nécessité de maintenir un équilibre entre la nécessité de financer la relance économique et la gestion prudente des finances publiques.
L’enjeu principal demeure la rationalisation des dépenses, avec une attention particulière à la manière dont les ressources seront allouées. Chaque proposition budgétaire devra être justifiée « dinar par dinar », comme l’exige la note du ministère des Finances. Cela reflète une volonté de garantir une utilisation plus efficace des fonds publics, sans sacrifier les investissements nécessaires pour soutenir la croissance économique et améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.
Le projet de budget de 2026 s’inscrit donc dans une logique de « rééquilibrage » des finances publiques, non par la contrainte, mais par une meilleure gestion des ressources disponibles. Cette approche est considérée comme plus adaptée à la situation économique du pays, notamment face à l’instabilité des marchés mondiaux, et vise à maintenir une trajectoire budgétaire stable tout en soutenant les secteurs stratégiques du développement national.








