Gazoduc transsaharien (TSGP) : L’avancement du projet au menu des discussions entre l’Algérie et le Nigéria

L’avancement des travaux du gazoduc transsaharien a été au centre des discussions entre Mohamed Arkab et son homologue Yusuf Maitama Tugar.

Publié le
Lecture : 2 min
Transsaharien
Gazoduc transsaharien (TSGP) : L'avancement du projet au menu des discussions entre l'Algérie et le Nigéria. Crédit : ministère de l'Énergie | Econostrum.info - Algérie

L’Algérie et le Nigeria réaffirment leur volonté commune de faire avancer le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), infrastructure stratégique qui doit relier les réserves de gaz nigérianes au réseau algérien. Le 31 juillet, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a reçu son homologue nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Maitama Tugar, en visite officielle à Alger.

Selon un communiqué du ministère de l’Énergie, « les deux parties ont discuté du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), l’un des plus importants projets énergétiques régionaux. Il vise à connecter les réserves de gaz du Nigeria au réseau algérien, afin de répondre à la demande croissante de gaz, tant sur les marchés africains voisins que sur les marchés européens ». L’étude de faisabilité technique et économique, engagée en mars 2025, a été examinée lors de cette rencontre. Le ministre nigérian a insisté sur l’importance de cette infrastructure « pour les pays de transit et à l’échelle continentale ».

Le transsaharien, un projet stratégique aux dimensions régionales et internationales

Lors des échanges, Yusuf Maitama Tugar a mis en avant « la volonté de son pays d’intensifier la coordination et l’action commune pour développer des projets stratégiques mutuellement bénéfiques, notamment dans des secteurs vitaux ». Il a également « salué les efforts de l’Algérie pour soutenir les initiatives de coopération africaine, notamment à travers le projet de gazoduc transsaharien qu’il a considéré comme un véritable projet en voie d’achèvement ».

Le responsable nigérian a ajouté que « le Nigeria a réalisé des progrès significatifs dans ce projet et travaille actuellement à connecter les régions du nord du pays au réseau gazier, dans le but d’achever la section nigériane de ce gazoduc ». La rencontre a aussi permis « d’approfondir les consultations et d’échanger sur les perspectives de coopération bilatérale entre l’Algérie et le Nigeria, notamment dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables ».

Les deux parties ont souligné « la qualité des relations entre les deux pays et affirmé leur volonté commune de les faire progresser vers des niveaux supérieurs de partenariat stratégique, à travers des projets concrets et des programmes d’action conjoints favorisant l’intégration économique et le développement durable sur le continent ».

Au-delà du TSGP, les discussions ont porté sur la possibilité d’élargir la coopération « aux secteurs prioritaires d’intérêt commun, tels que les énergies renouvelables, le développement de l’hydrogène et l’interconnexion électrique régionale ». Elles ont aussi évoqué « l’échange d’expertise et de connaissances dans les domaines de la réglementation, de la formation et de la préparation d’études stratégiques liées au secteur de l’énergie ».

Mohamed Arkab a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la politique énergétique nationale, qui repose sur le renforcement des partenariats Sud-Sud et l’élargissement de la présence des groupes Sonatrach et Sonelgaz sur le continent. Selon lui, il s’agit d’incarner une vision africaine du développement basée sur l’intégration et sur des partenariats concrets.

Laisser un commentaire

Share to...