Algérie-UE : Ahmed Attaf s’entretient avec Kaja Kallas et demande la réactivation du Conseil d’association

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Algérie-UE : Ahmed Attaf s’entretient avec Kaja Kallas et demande la réactivation du Conseil d’association. Crédit : Canva | Econostrum.info - Algérie

L’Algérie a exprimé sa volonté de voir réactivé le Conseil d’association, un mécanisme clé du partenariat avec l’Union européenne. Cette demande a été formulée par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, lors d’une conversation téléphonique le 12 juillet avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaya Kallas.

Ce conseil, selon Attaf, est un outil essentiel pour aborder les questions d’intérêt commun entre l’Algérie et l’Union européenne, tant sur les plans politique qu’économique. Dans le cadre de cette discussion, les deux parties ont évoqué les perspectives des relations bilatérales et multilatérales, notamment en ce qui concerne l’accord d’association et les discussions en cours entre l’Union européenne et les pays de la rive sud de la Méditerranée. Le ministre algérien a insisté sur la « nécessité d’activer » ce conseil afin d’approfondir la coopération entre les deux blocs, indique le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. 

Réactivation du Conseil d’association entre l’Algérie et l’UE et rééquilibrage du partenariat 

Lors de cet entretien, les deux interlocuteurs ont également abordé l’équilibre nécessaire dans le partenariat économique. L’Algérie a soulevé la question d’une révision de l’Accord d’association, qu’elle juge déséquilibré en faveur de Bruxelles. Le pays estime que cet accord est désormais obsolète en raison de l’évolution de son économie, marquée par une diversification notable de sa production ces dernières années. Dans cette optique, l’Algérie souhaite un réajustement qui prenne en compte ces changements et permette de préserver les intérêts des deux parties tout en contribuant à la stabilité et au développement de la région méditerranéenne.

Les discussions ont également abordé le « Pacte méditerranéen », une initiative actuellement en cours entre l’Union européenne et les pays de la rive sud. L’objectif est de renforcer la coopération et la stabilité dans cette région stratégique, en mettant l’accent sur la paix, la sécurité et le développement durable.

Il est à noter que cet entretien survient peu après la décision de la Commission européenne d’ajouter l’Algérie à sa liste de pays à « haut risque » concernant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Cette décision a été perçue par Alger comme un obstacle à une coopération fluide et efficace entre les deux parties, d’où l’appel à réactiver le Conseil d’association afin de traiter ces enjeux de manière constructive.

Ainsi, l’Algérie cherche à redéfinir son partenariat avec l’Union européenne, en plaçant davantage l’accent sur ses priorités économiques et sécuritaires, tout en cherchant à rétablir une relation plus équilibrée et bénéfique pour les deux blocs.

 

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