Lors du 9e Séminaire international de l’OPEP, qui s’est tenu à Vienne les 9 et 10 juillet 2025, l’organisation a présenté ses « Perspectives mondiales du pétrole (WOO) 2025 », une analyse détaillant l’évolution de la demande mondiale de pétrole jusqu’en 2050.
Selon l’OPEP, la demande continuera de croître fortement, atteignant près de 123 millions de barils par jour (mb/j) d’ici 2050. Cette prévision remet en question les estimations de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), qui prédit un pic de la demande à 105,6 millions de barils par jour d’ici 2029.
L’OPEP souligne qu’il n’y a « aucun signe que la consommation de pétrole va atteindre un pic au cours de cette décennie ». Le groupe mise sur la hausse de la consommation, particulièrement dans les pays en développement, et appelle à davantage d’investissements dans l’industrie pétrolière pour répondre à cette demande croissante. Le secrétaire général de l’OPEP, Haitham Al Ghais, a affirmé qu’« il n’y a pas de pic de demande de pétrole à l’horizon ». De plus, l’OPEP a maintenu sa prévision d’une demande de 113,3 millions de barils par jour en 2030, inchangée par rapport aux années précédentes.

Une demande de pétrole soutenue par les pays émergents
À plus long terme, l’OPEP voit l’Inde, le Moyen-Orient et l’Afrique comme les principaux moteurs de la croissance de la demande pétrolière. Cette dynamique est, selon l’organisation, renforcée par des événements géopolitiques comme la sortie des États-Unis du pacte climatique des Nations Unies et par un ralentissement de l’adoption des véhicules électriques, notamment en Europe. L’OPEP évoque également le retard de la transition énergétique dans certains pays en développement ayant de forts besoins énergétiques.
Les projections de l’OPEP vont au-delà de la simple demande de pétrole : l’organisation prévoit également une augmentation globale de la demande énergétique de 23% d’ici 2050. Ces prévisions prennent en compte les récents développements liés à l’énergie et à l’économie, avec des changements notables dans les politiques énergétiques, et soulignent la nécessité d’augmenter les investissements dans le secteur. L’OPEP insiste sur le fait qu’il est impératif de s’assurer que les investissements nécessaires sont réalisés afin de répondre aux besoins énergétiques futurs et d’offrir des services énergétiques modernes à des milliards de personnes encore privées d’accès à l’énergie.
La publication de cette année, comme les précédentes, offre un éclairage précieux sur les défis énergétiques mondiaux à venir et sur les opportunités que représente l’industrie pétrolière dans un monde en mutation. La transition énergétique, tout en étant une priorité mondiale, devra être réalisée dans un contexte où la demande en énergie ne cesse d’augmenter, et où les équilibres géopolitiques et économiques influencent directement la trajectoire du marché de l’énergie.








