La gestion des plages va changer cette année. En effet, l’Assemblée populaire nationale (APN) a adopté le 23 juin un projet de loi visant à réorganiser et moderniser le tourisme balnéaire en Algérie. Cette réforme, qui touche directement la gestion des plages et des espaces littoraux, vise à garantir une meilleure qualité des prestations offertes tout en assurant une exploitation plus professionnelle des plages.
Ce texte de loi introduit une série de mesures qui devraient transformer radicalement l’expérience des vacanciers, avec des objectifs clairs de durabilité et de respect des normes. La nouvelle législation impose des critères stricts pour l’octroi des concessions sur les plages. Désormais, les bénéficiaires devront justifier de qualifications professionnelles dans le domaine du tourisme et des loisirs.
L’objectif est de mettre fin à l’exploitation anarchique de certaines plages, souvent gérées par des personnes non qualifiées, ce qui pouvait nuire à la fois aux usagers et à l’environnement. Ce texte marque un changement de cap en matière de gestion des espaces littoraux algériens.
Vers une gestion plus rigoureuse des plages
L’un des points majeurs de la réforme réside dans l’obligation d’élaborer un plan d’aménagement spécifique pour chaque plage autorisée à la baignade. Ces plans devront préciser plusieurs éléments clés pour organiser efficacement l’exploitation touristique des plages. Parmi les mesures importantes, on trouve une répartition claire entre les zones gratuites et celles qui seront concédées à des opérateurs privés. Ce découpage permettra d’assurer un meilleur accès à tous, tout en régulant la présence d’acteurs privés.
Les nouveaux plans d’aménagement incluent également des exigences spécifiques en matière d’accessibilité. Ainsi, des zones dédiées aux personnes en situation de handicap seront mises en place, permettant une meilleure inclusion. Le projet de loi prévoit aussi l’aménagement d’espaces pour les embarcations et bateaux de plaisance, en vue de mieux organiser les activités maritimes. En outre, un cadre précis sera établi pour les activités commerciales et récréatives sur le littoral, afin d’éviter les pratiques illégales et abusives qui ternissaient l’image de certaines plages.
Cette réforme législative s’inscrit dans une volonté politique de faire face aux abus récurrents sur certaines plages algériennes. Les vacanciers ont régulièrement dénoncé des tarifs illégaux, un manque de services et un non-respect des règles de sécurité. L’adoption de cette loi a pour but de mettre fin à ces dérives, afin de garantir une meilleure expérience aux citoyens et aux visiteurs étrangers.
Le projet de loi se situe également dans le cadre de la stratégie nationale de relance du secteur touristique, visant à diversifier l’économie algérienne. Le ministre du Tourisme a déjà exprimé à plusieurs reprises la nécessité de valoriser les 1 200 kilomètres de côtes du pays, en respectant les normes environnementales et d’accessibilité. Avec l’entrée en vigueur de la loi avant la haute saison estivale de 2025, les collectivités locales et les opérateurs touristiques devront se conformer à des règles plus strictes, basées sur des standards professionnels.








