Le prix du pétrole continue de chuter, alimenté par une série d’événements géopolitiques et économiques. Après plusieurs jours de volatilité, les cours du pétrole ont été marqués par un repli considérable à la suite d’une série de développements au Moyen-Orient, mettant en lumière les tensions géopolitiques qui influent directement sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Les prix du pétrole ont dégringolé le 23 juin 2025 après que l’Iran ait attaqué une base militaire américaine au Qatar, en réponse à des frappes américaines contre des installations nucléaires iraniennes. Cette riposte a conduit à une baisse de plus de 7 % des prix du pétrole, avec le WTI américain chutant de 7,22 % à 68,51 dollars et le Brent perdant 7,18 %, se stabilisant à 72,07 dollars.
Les analystes ont expliqué que malgré l’escalade des violences, les marchés pétroliers n’avaient pas anticipé des représailles aussi violentes. L’impact sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole, reste limité pour l’instant, ce qui a apaisé les craintes d’une perturbation majeure des flux pétroliers.

Calme relatif et baisse des prix du pétrole
Le calme relatif au détroit d’Ormuz a joué un rôle crucial dans cette tendance à la baisse des prix du pétrole. Selon l’analyste Ipek Ozkardeskaya de Swissquote Bank, « ce recul brutal reflète l’atténuation des craintes que l’Iran perturbe les flux de pétrole et de gaz à travers le détroit d’Ormuz ». Les tensions ayant diminué, les investisseurs commencent à ajuster leurs positions en conséquence, ce qui a conduit à un affaiblissement des prix.
Ce mardi 24 juin, le WTI a perdu 3,68 % pour se fixer à 66,59 dollars, tandis que le Brent a reculé de 3,89 %, à 69,59 dollars. Les opérateurs, ayant anticipé une intensification des tensions, réévaluent désormais leurs prévisions à la baisse.
Les perspectives restent incertaines, bien que le calme persistant au détroit d’Ormuz semble réduire les risques géopolitiques immédiats. Si la situation se calme encore davantage, une nouvelle normalité pourrait s’établir avec des prix plus bas, proches des niveaux observés avant le début des tensions géopolitiques en juin. Les analystes surveillent de près toute nouvelle escalade des tensions dans la région, particulièrement autour des installations pétrolières iraniennes.








