En 2024, l’Algérie a attiré 1,43 milliard de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), marquant une hausse significative par rapport à l’année précédente. Ce flux d’IDE a enregistré une augmentation de 18,18 % par rapport aux 1,21 milliard de dollars captés en 2023.
L’Algérie se place ainsi au 16e rang des pays africains en matière de réception d’IDE, bien que sa position ait légèrement reculé par rapport à 2023, où elle se classait 14e. Le rapport publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) souligne que cette progression est bien accueillie, mais il reste encore des défis à relever pour que le pays puisse rivaliser avec d’autres nations africaines dans ce domaine. L’Égypte, par exemple, a capté un total impressionnant de 46,57 milliards de dollars d’IDE, soutenu par le développement du projet Ras El-Hekma, qui transforme cette région en une destination touristique et un centre financier.
Les autres pays africains ayant attiré des montants importants sont l’Éthiopie, avec 3,98 milliards de dollars, et la Côte d’Ivoire, avec 3,80 milliards de dollars. Comparativement, l’Algérie demeure loin derrière, bien que sa progression par rapport à 2023 soit notable.

La tendance positive des investissements directs étrangers pour l’Afrique malgré la baisse mondiale
À l’échelle continentale, l’Afrique a enregistré une hausse record des investissements en 2024. Les flux d’IDE en Afrique ont augmenté de 75 % pour atteindre 97,03 milliards de dollars. Cette hausse s’est particulièrement manifestée en Afrique du Nord, où les investissements ont progressé de 277 %, en grande partie grâce à l’Égypte, mais aussi à d’autres pays comme le Maroc, qui a vu une augmentation de 55 % de ses IDE, atteignant 1,63 milliard de dollars. La Tunisie, quant à elle, a observé une croissance de 21 %.
L’augmentation des IDE en Afrique a été alimentée par des réformes de libéralisation économique et des efforts pour rendre les investissements plus attractifs. Toutefois, l’Afrique de l’Ouest a connu une légère baisse de 7 % des flux d’IDE, ce qui contraste avec la dynamique positive observée dans d’autres régions.
Malgré cette dynamique positive en Afrique, le contexte mondial demeure difficile. Les flux mondiaux d’IDE ont chuté de 11 % en 2024, atteignant 1 530 milliards de dollars, soit la deuxième baisse annuelle consécutive. Cette tendance négative reflète un ralentissement global des investissements dans les pays en développement, affectant principalement les pays émergents, comme en témoignent les résultats plus modestes de pays comme le Nigeria, qui a capté seulement 1,08 milliard de dollars.
Les données montrent également une forte présence des investisseurs européens, suivis des États-Unis et de la Chine. Ces derniers, en particulier, ont diversifié leurs investissements, notamment dans des secteurs comme l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique, tout en soutenant des projets d’infrastructures dans le cadre de l’initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative).








