Le scandale des airbags Takata connaît de nouveaux rebondissements. Le gouvernement vient de prendre une nouvelle décision, celle de l’immobilisation de 800 000 véhicules supplémentaires en raison des risques de sécurité liés à ces dispositifs défectueux.
Cette mesure a été décidée suite à un énième décès en France causé par les airbags Takata, survenu à Reims le 11 juin. Une femme de 36 ans a perdu la vie après l’explosion de l’airbag de sa voiture. Elle était accompagnée d’une jeune fille de 13 ans, assise à l’arrière, qui a subi de légères blessures.
Cet incident rappelle les dangers importants de ces airbags, qui, depuis 2014, ont ôté la vie à 18 automobilistes, parmi lesquels 16 décès et 25 blessés ont été enregistrés en Outre-mer. Rappelons que ces équipements contiennent un gaz qui, à l’usure, peut exploser à tout moment. Le risque augmente particulièrement dans les régions humides et chaudes, ce gaz étant sensible à la chaleur. L’explosion peut provoquer des dégâts importants, notamment la projection de fragments sur le conducteur et les passagers.
Par conséquent, le gouvernement a rappelé 800 000 véhicules supplémentaires, principalement en Outre-mer et en Corse, avec une interdiction de circulation. Le nombre de voitures rappelées avec un « stop drive » atteint alors 1,7 million en France.
Le nombre de véhicules rappelés pour airbags Takata défectueux monte à 2,5 millions
Parallèlement à ce rappel, le ministère des Transports a lancé un rappel pour 600 000 véhicules dotés d’un airbag à risque, contenant du nitrate d’ammonium sans dessiccant. Ce dernier ajout porte le total des véhicules rappelés à 2,5 millions en France.
« Cette décision vise à adresser un message clair et ferme aux constructeurs, tout en incitant les propriétaires de véhicules concernés à faire vérifier leur véhicule dès que possible », a expliqué le ministère dans un communiqué.
Comment savoir si son véhicule est concerné par ce nouveau rappel
Le Service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM) a publié le 21 février la plus récente liste des véhicules concernés par le rappel dû aux airbags Takata défectueux. Selon La Provence, les automobilistes peuvent se baser sur cette liste pour identifier les véhicules désormais visés par l’immobilisation.
La plupart des sites des constructeurs ont intégré une barre de recherche dédiée, permettant de vérifier si son véhicule est concerné par le « stop drive », en indiquant son numéro d’identification VIN. « Les automobilistes concernés sont invités à cesser d’utiliser leur véhicule et à contacter sans délai leur concessionnaire ou leur garagiste de la marque », recommande fermement le ministère des Transports.








