Aide publique au développement : le gouvernement annonce la création d’une commission chargée de l’évaluer

Le gouvernement crée une commission pour évaluer l’aide publique au développement et vérifier son impact sur l’économie française et les contribuables.

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Photo du ministre des Affaires étrangères pour évoquer l'aide publique au développement
Aide publique au développement : le gouvernement annonce la création d’une commission chargée de l’évaluer | Econostrum.info

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé le dimanche 23 février 2025 la création d’une commission chargée d’évaluer l’aide publique au développement. Cette déclaration a été faite lors d’un entretien accordé à Europe 1 et CNews.

L’objectif est de renforcer le contrôle des fonds alloués par la France à des projets internationaux et d’évaluer leur impact sur les Français et l’économie nationale. « Je viens de signer, il y a quelques jours, un décret qui instaure une commission d’évaluation de l’aide publique au développement », a-t-il déclaré lors de son intervention sur Europe 1 et CNews.

Le débat sur l’utilité de ces aides s’est intensifié après la publication d’un article du Journal du Dimanche évoquant des « milliards d’aide engloutis » dans des pays étrangers, soit un montant annuel de 15 milliards d’euros. Certaines aides ont été qualifiées de « délires » financés par les impôts des Français. Cette polémique s’inscrit dans un contexte international marqué par la suspension de l’aide humanitaire américaine par Donald Trump, une décision qui a entraîné l’interruption de nombreux programmes et impacté des millions de bénéficiaires.

Une évaluation systématique des projets financés par l’aide publique au développement

Jean-Noël Barrot a expliqué que la commission travaillera projet par projet afin de vérifier que les fonds engagés sont bien utilisés dans l’intérêt du pays. « Il s’agit projet par projet de s’assurer systématiquement que ce que nous faisons est bien dans l’intérêt direct des Français, ou indirect, parce que vous savez que ces interventions de l’AFD, elles bénéficient aussi très largement à des entreprises françaises », a-t-il affirmé.

Il a insisté sur la nécessité de « savoir si c’est utile aux Français ». Il a toutefois rappelé que des mécanismes d’évaluation existaient déjà, notamment au sein du Parlement. « Mais il existe déjà des mécanismes d’évaluation très, je dirais, très rigoureux, à commencer par le Parlement », a-t-il souligné. La nouvelle commission aura pour mission de « systématiser l’évaluation en lien avec les parlementaires, et de toujours nous assurer que l’aide publique au développement serve les intérêts de la France ».

Cette mesure vise également à répondre aux critiques récurrentes sur la gestion des aides internationales. Une partie de l’opinion publique s’interroge sur la pertinence de ces financements alors que des défis économiques persistent en France. Le gouvernement espère ainsi rassurer les citoyens sur l’efficacité et l’utilité de ces dépenses.

En plus du volet financier, cette commission devra également examiner les résultats concrets des projets financés, notamment en matière de coopération économique et de soutien aux entreprises françaises opérant à l’international. Jean-Noël Barrot a rappelé que « les interventions de l’AFD bénéficient aussi très largement à des entreprises françaises », mettant en avant l’impact positif de ces aides sur certains secteurs économiques.

Le gouvernement mise sur cette initiative pour optimiser l’usage des fonds publics et garantir que chaque euro investi contribue à l’intérêt national. Cette réforme pourrait également influencer la répartition des budgets alloués aux programmes de développement et modifier la stratégie de la France en matière d’aide internationale.

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