En 2026, le gouvernement français envisage de réduire le nombre d’agences et d’opérateurs publics pour rationaliser les dépenses. Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a ainsi annoncé la suppression ou fusion d’un tiers des agences et opérateurs de l’État, excluant toutefois les universités. Mais quels seront les agences et opérateurs menacés ?
Lors de sa prise de parole ce week-end, la ministre n’a pas précisé lesquelles des 1 000 agences publiques seront concernées par cette réforme. Cependant, plusieurs organismes ont déjà été identifiés comme des cibles potentielles. Parmi ceux-ci, les agences régionales de santé (ARS), Business France et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) font partie des institutions souvent citées dans les débats sur l’optimisation des dépenses publiques, souligne CNews. Ce projet s’ajoute à une série de réformes visant à réduire les dépenses de fonctionnement des agences publiques, qui génèrent chaque année des coûts importants pour l’État.
Un plan pour faire des économies substantielles
Le gouvernement cherche à appliquer des réductions budgétaires ambitieuses afin de réaliser des économies de plusieurs milliards d’euros. Amélie de Montchalin avait déjà souligné, en janvier 2025, que si ces agences diminuaient leurs dépenses de 5 %, cela permettrait d’économiser plus de 2 milliards d’euros. Ce plan s’inscrit dans une logique de réforme de l’action publique initiée par le gouvernement afin d’assurer un meilleur contrôle des finances publiques, tout en cherchant à simplifier l’administration.
Certaines propositions, comme celle de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, envisagent la suppression de l’Ademe, l’agence de la transition écologique. Cette suppression serait justifiée par le duplicata des missions avec d’autres institutions comme les Banques des territoires et les régions, ce qui aboutirait à un gaspillage de ressources publiques. En parallèle, le Rassemblement national a également exprimé son souhait de supprimer jusqu’à 80 agences publiques, dont des instances telles que l’Arcep ou encore l’Agence française de lutte contre le dopage.
Un projet visant les opérateurs et agences publiques en cours d’élaboration
Si la réforme semble inévitable dans les grandes lignes, la liste définitive des agences concernées n’a pas encore été établie. Toutefois, une chose est certaine : les universités ne seront pas touchées par cette initiative. Le gouvernement continuera de travailler sur la mise en œuvre de cette réforme tout au long de l’année, avec un impact notable sur les agences ciblées dès 2025. Par ailleurs, une réduction du nombre d’agences et opérateurs de l’Etat aura forcement un impact sur l'emploi, de nombreux postes sont en effet directement ou indirectement menacés.
👉Le ministre chargé des comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé que le gouvernement fusionnera ou supprimera un tiers des agences et opérateurs de l’État, qui représentent 180 000 emplois au total.pic.twitter.com/Q0HUsMIe2w
— TVL (@tvlofficiel) April 28, 2025








