Le crédit d’impôt pourra subir des coupes importantes. En effet, dans un contexte de déficit budgétaire, le gouvernement pourrait envisager une série de rabotages budgétaires pour amasser les 40 milliards d’euros. Parmi lesquels figure le crédit d’impôt d’aide à la personne, qui constitue l’une des dépenses les plus importantes.
Actuellement en France, 26 métiers relevant des services à la personne donnent droit à un crédit d’impôt équivalant à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an. Un montant qui atteint jusqu’à 15 000 € pour les familles avec deux enfants à charge.
Parmi ces activités figurent notamment la garde d’enfants, l’accompagnement des personnes âgées, le soutien scolaire, le ménage, le bricolage ou encore le jardinage. À noter toutefois qu’en ce qui concerne les travaux d’entretien du jardin, le crédit d’impôt est limité à un plafond de 5 000 €.
Moins connues, certaines prestations comme la préparation de repas à domicile sont aussi éligibles, à condition qu’elles ne soient pas liées à la célébration d’un événement spécial tel qu’un mariage. L’aide aux démarches administratives est également éligible et comprend, par exemple, le remplissage de la déclaration de revenus et la rédaction de courriers.
En revanche, les travaux à visée littéraire, tels que la rédaction d’autobiographies, ne sont pas pris en compte. Ces aides sont essentielles, particulièrement pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, qui risquent d’être lourdement impactées en cas de rabot budgétaire.
Amélie de Montchalin affirme le maintien du crédit d’impôt pour la garde d’enfants et l’aide aux seniors
Au cours d’une interview avec nos confrères de RTL le 10 juin, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a assuré que les crédits d’impôt sur l’aide à la personne et la garde d’enfants seront épargnés des coupes budgétaires. Elle estime que ces deux secteurs sont prioritaires et ne devraient pas subir l’impact du déficit budgétaire.
En revanche, en ce qui concerne les autres secteurs, tels que la réduction du nombre de fonctionnaires, la ministre a affirmé qu’il s’agissait de mesures nécessaires pour rétablir l’équilibre et assurer une meilleure maîtrise des finances publiques.
Toutefois, si la petite enfance et les personnes âgées sont protégées, ce n’est pas le cas des dépenses liées à l’entretien des maisons, des aides de la vie quotidienne et des accompagnements administratifs.
La Cour des comptes avait suggéré dans son rapport de prévisions pour 2025 et 2026 de rétablir le plafond des dépenses pour les moins de 6 ans à 2 500 €, contre 3 500 € actuellement. Elle a également suggéré de réduire le crédit d’impôt de 50 % à 40 % pour les aides liées à la vie quotidienne, au bricolage et au jardinage.








