Un niveau inédit depuis janvier 2024 : l’inflation atteint 3,1 % en septembre

L’inflation atteint 3,1 % en septembre, portée par l’envolée des prix de l’énergie et des carburants.

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Inflation
Un niveau inédit depuis janvier 2024 : l’inflation atteint 3,1 % en septembre - Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Les prix accélèrent de nouveau en France. En septembre, la flambée de l’énergie a tiré l’inflation à son plus haut niveau depuis plus de deux ans et demi, tandis que l’alimentation et les services ont également renchéri.

La hausse des prix reprend de plus belle en France. Selon les résultats définitifs publiés le 15 octobre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’inflation a atteint 3,1 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août. Il faut remonter à janvier 2024 pour retrouver un niveau aussi élevé. Cette accélération pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, notamment à travers les dépenses d’énergie et de carburant.

Les prix des carburants et de l’énergie flambent

L’énergie constitue le principal moteur de cette hausse. Ses prix ont progressé de 21,3 % sur un an en septembre, après une augmentation de 16,7 % en août et de 12,6 % en juillet. Les produits pétroliers ont particulièrement renchéri, avec une hausse de 36,2 % sur un an, contre 28,7 % le mois précédent.

Un niveau inédit depuis janvier 2024 : l’inflation atteint 3,1 % en septembrePin

Les automobilistes sont directement concernés. Le gazole a augmenté de 44,1 % sur un an, après 36,4 % en août. L’essence a progressé de 25,7 %, contre 19,1 % le mois précédent. Les combustibles liquides, utilisés notamment pour le chauffage, ont enregistré une hausse encore plus marquée de 64,6 %, après 47,8 % en août. Le gaz a également accéléré, avec une augmentation de 19 % sur un an, tandis que l’électricité a progressé de 1,4 %.

L’alimentation participe, elle aussi, à la remontée de l’inflation. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 1,4 % sur un an en septembre, contre 1,1 % en août. Les services ont suivi la même tendance, avec une hausse de 2,4 %, après 1,9 % le mois précédent. Les transports affichent une progression annuelle de 5,1 %. Les tarifs des communications ont, eux, augmenté de 6,2 %.

À l’inverse, les prix des produits manufacturés ont continué de baisser sur un an, mais plus lentement : -0,3 % en septembre, contre -0,4 % en août. Le tabac a augmenté de 3,3 %, au même rythme que le mois précédent. L’inflation sous-jacente, qui permet de mieux mesurer la tendance de fond en excluant notamment les prix les plus volatils, s’est établie à 1,5 %, après 1,1 % en août. Ces données confirment que la hausse des prix ne se limite pas à un seul poste de dépenses.

Un recul des prix sur un mois qui ne change pas la tendance

Malgré cette accélération annuelle, l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,3 % entre août et septembre, après une hausse de 0,7 % le mois précédent. Cette baisse s’explique surtout par le reflux saisonnier des prix des services, qui ont diminué de 1,4 % sur un mois. Les tarifs de l’hébergement ont chuté de 15 %, tandis que ceux des transports ont baissé de 9,8 %. À l’inverse, les prix de l’énergie ont progressé de 3,9 % sur un mois, pour le troisième mois consécutif.

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer l’inflation entre les pays européens, a pour sa part augmenté de 3,4 % sur un an, contre 2,6 % en août. Cet indicateur confirme l’accélération de la hausse des prix en France.

Pour les ménages, le recul mensuel ne signifie pas que le coût de la vie diminue durablement. Il reflète principalement les variations saisonnières de certaines dépenses, alors que l’énergie, les carburants et plusieurs services continuent de renchérir sur un an. L’évolution des prochains mois permettra de mesurer si cette poussée inflationniste se prolonge.

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