« Salaire dès le premier jour et absences sans justificatif » : il s’installe en Norvège et découvre des règles de travail étonnantes

Il s’installe en Norvège et découvre une règle étonnante pour les arrêts maladie.

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Norvège
« Salaire dès le premier jour et absences sans justificatif » : il s’installe en Norvège et découvre ces règles de travail étonnantes - Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Installé à Bergen depuis 2024, David, un Espagnol originaire de Catalogne, a découvert les avantages du travail en Norvège. Là-bas, les salariés peuvent s’absenter jusqu’à trois jours pour maladie sans avoir à fournir de certificat médical. Et cela, en conservant leur salaire.

Ce système s’appelle « Egenmelding ». Il permet au salarié de signaler lui-même son absence à son employeur, sans passer par un médecin. Pour en bénéficier, il faut en principe avoir travaillé au moins deux mois dans l’entreprise.

La règle de base autorise 3 jours calendaires consécutifs d’absence, quatre fois sur douze mois. Si l’arrêt se prolonge, l'employeur peut demander un certificat médical. Les entreprises plus souples permettent jusqu’à 8 jours consécutifs et 24 jours par an sans certificat, voire davantage dans le cadre d’accords spécifiques.

Il faut noter qu’il ne s’agit pas de prendre quelques jours de repos quand on le souhaite. Le salarié doit réellement être malade et prévenir son employeur selon les règles de l’entreprise. Dans une vidéo publiée sur TikTok, David résume cette « particularité » : « Ici, tu peux t’absenter du travail jusqu’à trois jours sans justificatif et toucher l’intégralité de ton salaire », rapporte Marie-France. 

Ce qui le surprend surtout, c’est de pouvoir rester chez soi sans consulter un médecin uniquement pour obtenir un papier. Un fonctionnement qui évite aussi certaines consultations médicales pour des maladies de courte durée.

Une indemnisation dès le premier jour en Norvège

« Et le mieux, c’est que tu touches ton salaire dès le premier jour », explique David. En Norvège, les salariés qui remplissent les conditions peuvent, en effet, percevoir une indemnisation correspondant à 100 % de leur revenu de référence, dans la limite d’un plafond légal. L'employeur prend normalement en charge les 16 premiers jours calendaires, avant que le régime national ne prenne le relais. « La première fois que j’ai vécu ça, je pensais qu’on me prenait pour un idiot », raconte David, marqué par cette différence avec ses expériences précédentes.

Il faut dire qu’en Espagne, l’indemnisation d’une maladie ordinaire est moins élevée au départ. La Sécurité sociale prévoit 60 % de la base de calcul entre le quatrième et le vingtième jour d’arrêt, puis 75 % à partir du 21e jour. Des conventions collectives peuvent, néanmoins, compléter ces montants.

En France, la situation est différente. Les salariés du privé perçoivent généralement des indemnités journalières correspondant à 50 % de leur salaire journalier de base. Le versement commence en principe après trois jours de carence et reste plafonné à 42,97 euros brut par jour pour les arrêts débutant du 1er juillet 2026. Là aussi, l'employeur peut compléter cette somme selon les dispositions applicables.

Aussi, les chiffres du temps de travail montrent aussi quelques écarts entre les trois pays. Selon l’OCDE, les salariés ont travaillé en moyenne 1 388 heures en Norvège en 2024, contre 1 644 heures en Espagne et 1 509 heures en France. La moyenne de l’Organisation atteignait 1 741 heures.

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