Chaque hiver, les ménages français se demandent à quelle température régler leur chauffage pour profiter d’un maximum de confort sans faire exploser leur facture. Pour 2026, de nombreuses affirmations évoquent un changement de la température recommandée par les experts. Mais est-ce vraiment le cas ?
Cette année encore, la température de référence dans les pièces de vie quand les membre du foyer sont présents est toujours 19 degrés. Contrairement à ce qu’affirment certaines source, cette valeur n’a pas été remplacée par une nouvelle consigne de 20 degrés. Cependant, il est utile de préciser que cette recommandation ne veut pas dire qu’il faut régler tous les radiateurs à cette température référence toute la journée. En effet, la température peut être adaptée selon l’usage de chaque pièce de la maison.
Par exemple, les pièces rarement occupées peuvent rester à des températures plutôt basses comparés aux autres pièces. Avec cette gestion au cas par cas, le but est d’évite de chauffer inutilement certaines zones du logement. Le confort ne dépend d’ailleurs pas uniquement du chiffre affiché sur le thermostat. L’isolation, l’humidité, les courants d’air et la température des murs jouent aussi sur la sensation de froid.
Pourquoi 20 degrés n’est pas la nouvelle règle de chauffage
L’idée selon laquelle les Français devraient désormais régler leur chauffage à 20 degrés ne correspond pas à un changement de réglementation. En 2026, la référence réglementaire reste une température moyenne de 19 degrés dans un logement chauffé. Cette moyenne ne signifie pas que chaque pièce doit afficher exactement cette températures. Selon Service-Public, la température d’une pièce est mesurée au centre, à 1,5 mètre du sol, et la moyenne du logement tient compte du volume des différentes pièces.
Pour les logements dont le permis de construire a été déposé après le 1er juin 2001, les équipements doivent pouvoir atteindre au moins 18 degrés au centre de chaque pièce. Si cette température est atteinte, un locataire ne peut pas exiger du propriétaire une température supérieure. Dans les logements plus anciens, les règles diffèrent et reposent notamment sur les critères de décence applicables au logement.
Pour limiter les dépenses cet hiver, il est donc possible d’adapter les réglages aux horaires de présence. Baisser le chauffage pendant une absence ou la nuit peut réduire la consommation, sans nécessairement laisser le logement devenir trop froid. Pour les locataires qui estiment que leur logement ne chauffe pas suffisamment, un contrôle peut être réalisé avec un thermomètre placé au bon endroit. Si la température minimale prévue n’est pas atteinte, le propriétaire peut être invité à intervenir.








