Pompe à chaleur : 55 000 ménages modestes vont profiter dès jeudi de cette aide de 9 800 euros

Dès jeudi, 55 000 ménages modestes pourront installer une pompe à chaleur sans avancer les frais.

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Pompe à chaleur
Pompe à chaleur : 55 000 ménages modestes vont profiter dès jeudi de cette aide de 9 800 euros - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le gouvernement va lancer, dès le 1er octobre, une nouvelle offre destinée aux ménages modestes qui souhaitent remplacer leur chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur. En tout, le dispositif doit permettre d’installer 55 000 équipements en deux ans, avec une aide moyenne de 9 800 euros par foyer.

L’idée est de proposer une solution complète aux propriétaires de maisons individuelles, avec installation de la pompe à chaleur, financement du reste à charge, maintenance et fourniture d’électricité. L’objectif est que la mensualité liée à l’équipement, ajoutée à la consommation électrique nécessaire au chauffage, reste égale ou inférieure à l’ancienne facture de chauffage au gaz.

« Le leasing va permettre d’accompagner les ménages modestes dans l’installation d’une pompe à chaleur en neutralisant son coût d’installation, qui reste le principal obstacle à la transition », a déclaré Maud Bregeon.

L’offre est prévue sur une durée de trois ans. Pendant cette période, le gouvernement annonce l’absence de surcoût par rapport à l’ancien chauffage au gaz ou au fioul. Une fois la pompe remboursée, la facture de chauffage pourrait ensuite être divisée par deux, selon les estimations gouvernementales. Cette baisse reste, cependant, une projection. Elle dépendra notamment de la consommation du logement et du fonctionnement réel de l’équipement.

Autre précision importante : malgré son appellation de « leasing social », le dispositif ne correspond pas à une location classique. Le particulier devient propriétaire de la pompe à chaleur dès son installation. Les équipements concernés sont des PAC air/eau, destinées aux maisons individuelles et remplaçant un chauffage fonctionnant notamment au gaz ou au fioul. Les modèles proposés doivent être fabriqués en France ou en Europe.

Le dispositif repose sur une enveloppe globale de 540 millions d’euros, financée par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Avec 55 000 installations prévues, l’aide moyenne annoncée atteint donc 9 800 euros par ménage.

Qui pourra en bénéficier et comment ?

L’offre cible les propriétaires de maisons individuelles appartenant aux catégories de revenus très modestes ou modestes définies par l’Anah. A titre d’exemple, un couple avec un enfant doit disposer d’un revenu fiscal de référence inférieur à 38 720 euros pour entrer dans la catégorie « modeste » hors Île-de-France, selon le barème cité pour le dispositif.

Six groupements ont été sélectionnés pour proposer ces offres, à savoir CapConfort, IZI by EDF, Le PAC’TE français, Octopus x Effy, RÉFLEX et Sonepar. Les offres commerciales des acteurs déclarés éligibles peuvent être proposées à partir du 1er octobre et pourront être utilisées pour des contrats signés jusqu’au 31 décembre 2028.

L’État prévoit également des contrôles renforcés des installations. Un projet d’arrêté prévoit que 50 % des opérations soient contrôlées sur place à l’entrée en vigueur du dispositif, puis 70 % à partir du 1er janvier 2027 et 100 % à partir du 1er janvier 2028.

Le gouvernement veut, enfin, avancer le versement du chèque énergie à janvier 2027 au lieu d’avril. Une mesure qui figure dans le projet de loi de finances 2027, mais elle devra encore être adoptée. Le montant annoncé reste compris entre 48 et 277 euros, avec une moyenne d’environ 150 euros, pour environ 4,5 millions de foyers.

 

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