RSA et minimum vieillesse : le gouvernement confirme une mesure importante pour 2027

Le gouvernement précise ses premières décisions pour le RSA et le minimum vieillesse.

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RSA et minimum vieillesse : le gouvernement confirme une mesure importante pour 2027 - Crédit : AFP | Econostrum.info

Le gouvernement commence à préciser ses choix pour le budget 2027. Ce vendredi 28 août, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a confirmé que le RSA et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) seraient bien revalorisés en fonction de l’inflation. Cette décision tranche avec les incertitudes qui entourent actuellement les pensions de retraite.

Interrogé sur Franceinfo, Jean-Pierre Farandou a indiqué : « Sur les minima sociaux, le premier ministre a arbitré, nous allons indexer le RSA et le minimum vieillesse, ce qu’on appelle l’ASPA ».

Le RSA fait partie des prestations sociales dont les montants sont régulièrement revalorisés en fonction de l’évolution des prix. Le mécanisme vise notamment à éviter qu’une hausse générale du coût de la vie ne réduise trop fortement le niveau de vie des personnes qui dépendent de ces minima. La dernière revalorisation annuelle connue avait été fixée à 1,7 % au 1er avril 2025.

Les retraites au cœur du débat

La situation est différente pour les pensions. Jean-Pierre Farandou a de nouveau défendu l’idée d’une remise en cause de leur indexation automatique sur l’inflation, déjà évoquée la veille lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

Le ministre a notamment souligné le poids financier du mécanisme actuel : « Il y a un problème économique, bien évidemment, parce que l’indexation à 100 % sur l’inflation, vous l’appliquez à 400 milliards, ça va vite ». Il a ensuite lancé un appel aux retraités : « J’en appelle à la solidarité des seniors pour participer à un effort collectif pour redresser notre pays et redresser les comptes de la Sécurité sociale »

La veille, il avait déjà estimé qu’il fallait « remettre en question ce principe d’une indexation systématique [des retraites] qui est très coûteuse, encore plus en phase d’inflation élevée », avant d’ajouter que « le système n’a pas les moyens de supporter cela ».

Pour rappel, le Comité de suivi des retraites estime notamment que le système reste sur une trajectoire préoccupante, avec un déficit projeté à 6,8 milliards d’euros en 2030. Pour autant, aucune désindexation des pensions n’est encore entrée décidée. Plusieurs scénarios restent sur la table pour le budget 2027, notamment une éventuelle sous-indexation ou une mesure ciblant davantage les pensions élevées. Le sujet devra encore faire l’objet d’arbitrages politiques et parlementaires.

Les autres priorités du ministère pour 2027

Jean-Pierre Farandou a également détaillé plusieurs dépenses qu’il souhaite préserver dans son périmètre ministériel. Il a cité l’apprentissage, avec les aides versées aux entreprises et le financement des organismes de formation, ainsi que les dispositifs destinés à la jeunesse, notamment les contrats d’engagement jeune proposés aux jeunes en difficulté via les missions locales.

Les inspecteurs du travail font également partie des effectifs que le ministre souhaite maintenir. Leur nombre « sera maintenu à quasiment 2 000 pour qu’ils puissent remplir leurs missions », a-t-il assuré.

Rappelons que le projet de dépenses présenté par le gouvernement à la mi-juillet prévoyait une baisse de 2,8 milliards d’euros pour la mission Travail. Le budget 2027 doit arbitrer entre les économies recherchées par l’exécutif et les dépenses que le gouvernement considère comme prioritaires. Sur les retraites, le débat reste particulièrement sensible. La CGT a d’ailleurs appelé vendredi le gouvernement à « abandonner son projet de désindexation des pensions ». 

 

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