Les chèques-vacances Connect séduisent de plus en plus de Français grâce à leur format numérique, plus pratique que les titres papier traditionnels. Contrairement aux coupures classiques, cette version dématérialisée permet de régler une dépense au centime près, sur place ou à distance. Mais avant de partir en vacances, une vérification reste indispensable : tous les professionnels du tourisme et des loisirs n’acceptent pas forcément ce mode de paiement.
Créés il y a plus de 40 ans, les chèques-vacances sont distribués par certaines entreprises à leurs salariés, mais aussi par certains organismes comme les caisses d’allocations familiales (CAF) pour des publics répondant à des conditions spécifiques, notamment les enfants de 6 à 18 ans selon les dispositifs. En 2025, 1,76 milliard d’euros de chèques-vacances ont été émis au bénéfice de 4,8 millions de bénéficiaires.
Depuis plusieurs années, l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) développe une version numérique baptisée Chèques-Vacances Connect, accessible via une application permettant un paiement sans contact.
Un paiement plus souple mais une acceptation qui reste facultative
Le principal avantage des chèques-vacances Connect concerne la souplesse d’utilisation. Contrairement aux chèques-vacances papier, disponibles sous forme de coupures de 10, 20, 25 ou 50 euros, ils permettent de payer exactement le montant demandé, sans avoir à utiliser une coupure supérieure.
L’ANCV précise que les Chèques-Vacances Connect permettent un règlement « au centime près ». Ils peuvent également être utilisés pour des paiements à distance, ce qui représente un avantage pour certaines réservations effectuées en ligne.
Le format numérique du chèque-vacances gagne progressivement du terrain. En 2024, environ 691 000 bénéficiaires avaient choisi cette version. En 2025, ils étaient déjà 1 million à l’utiliser. Toutefois, cette évolution ne signifie pas que tous les professionnels équipés pour les chèques-vacances acceptent automatiquement la version Connect. L’adhésion à ce système reste basée sur le volontariat des professionnels conventionnés.

« Les Chèques-Vacances Connect sont proposés aux professionnels depuis 2020. Leur acceptation repose sur une démarche volontaire : l’ANCV met cette solution d’encaissement à la disposition de l’ensemble des professionnels conventionnés, mais chacun reste libre de choisir les moyens de paiement qu’il souhaite proposer à sa clientèle », explique l’ANCV.
Ainsi, un hôtel, un restaurant, un camping, une agence de voyages ou une activité de loisirs peut accepter les chèques-vacances papier, mais refuser les chèques-vacances Connect, fait notamment remarquer Ouest-France.
Comment vérifier si un professionnel accepte les Chèques-Vacances Connect
Pour éviter une mauvaise surprise au moment du règlement, il est conseillé de vérifier à l’avance si l’établissement choisi accepte bien ce format numérique, comme l’explique Moneyvox.
Selon l’ANCV, 74 600 points d’accueil permettent actuellement d’utiliser les chèques-vacances Connect. Ce nombre progresse régulièrement, mais tous les professionnels partenaires ne sont pas encore concernés. En 2025, 115 700 professionnels acceptaient au moins l’une des deux versions des chèques-vacances, classique ou Connect.
Avant un déplacement ou une réservation, les utilisateurs peuvent consulter l’annuaire officiel de l’ANCV afin de rechercher un établissement et vérifier les moyens de paiement acceptés.
Cette précaution est particulièrement utile pendant la période estivale, lorsque les dépenses liées aux vacances sont nombreuses : hébergement, restauration, transports, visites culturelles ou activités sportives. Même si le réseau d’acceptation des Chèques-Vacances Connect continue de s’élargir, le format papier reste encore utilisé par de nombreux bénéficiaires.
Pour les particuliers qui disposent de chèques-vacances, le choix entre les deux formats dépend donc principalement de leurs habitudes et des professionnels fréquentés. Le format Connect apporte davantage de flexibilité au moment du paiement, mais nécessite de s’assurer que le prestataire choisi est bien équipé pour l’accepter.







