La règle des 26 °C pour la climatisation est remise en question. Une nouvelle recommandation circule, avec des conséquences directes sur le confort et la facture d’électricité. Reste à savoir si ce changement repose réellement sur l’avis des experts.
La règle des 26 °C n’est pas abandonnée. Dans une publication datée du 29 mai 2026, l’Ademe recommande de régler la température de consigne à 26 °C au minimum. Cette valeur correspond à la température demandée à l’appareil, et non à celle relevée dehors. Une climatisation réglée à 24 °C fonctionnera plus longtemps et consommera davantage qu’un appareil réglé à 26 °C.
La température ressentie varie aussi selon l’humidité, l’isolation du logement, l’exposition des fenêtres, la circulation de l’air et l’état de santé des occupants. Une consigne unique ne produit donc pas le même confort dans tous les logements.

Pourquoi la recommandation de 24 °C circule-t-elle ?
Certains articles conseillent de régler la climatisation à 24 °C dès que la température extérieure dépasse 25 °C. Cette proposition peut répondre à des situations particulières, comme des bureaux très exposés, des locaux informatiques ou des espaces occupés par des personnes fragiles. Elle ne constitue pas une nouvelle règle générale adoptée par les autorités françaises.
Régler systématiquement son appareil à 24 °C dès qu’il fait 25 °C dehors créerait aussi un écart très faible avec l’extérieur, alors qu’une simple aération ou un ventilateur peut suffire dans de nombreux cas. La baisse de concentration liée à la chaleur dépend, elle aussi, du type de travail, de la durée d’exposition et de l’humidité. Elle ne justifie pas automatiquement une climatisation réglée à 24 °C dans chaque pièce.
Trois degrés peuvent changer fortement la consommation
Plus la consigne est basse, plus le climatiseur doit fonctionner. L’Ademe indique qu’un passage de 23 °C à 26 °C peut diviser par trois la consommation électrique liée au refroidissement, selon les caractéristiques du logement et de l’appareil. Le surcoût exact varie selon la puissance du climatiseur, son rendement, l’isolation et le prix de l’électricité. L’idée générale reste simple : refroidir moins fortement réduit la facture.
Un écart trop élevé entre l’intérieur et l’extérieur peut aussi provoquer une sensation désagréable au moment de sortir. Durant une journée à 35 °C, une pièce maintenue autour de 26 ou 27 °C apporte déjà un net soulagement.
Rafraîchir le logement avant d’allumer la climatisation
Avant de démarrer l’appareil, fermer les volets, stores et rideaux limite l’entrée de chaleur. Les fenêtres peuvent être ouvertes tôt le matin, tard le soir et durant la nuit lorsque l’air extérieur devient plus frais. Un ventilateur consomme beaucoup moins d’électricité qu’un climatiseur et peut suffire lorsque la chaleur reste modérée. Les appareils électriques inutilisés gagnent aussi à être éteints, car ils dégagent de la chaleur dans la pièce.
La consigne de 26 °C reste donc la référence générale en France. Un réglage à 24 °C peut répondre à un besoin ponctuel, mais il ne remplace pas la recommandation nationale destinée aux logements.









