Feux d’artifice du 14 juillet : les villes qui annulent leurs festivités

Face à la canicule et aux incendies, plusieurs communes repensent les festivités du 14 juillet et cherchent de nouvelles façons de célébrer sans risque.

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14 juillet
Feux d’artifice du 14 juillet : les villes qui annulent leurs festivités. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

À l’approche du 14 juillet, plusieurs communes renoncent à leurs feux d’artifice face à la chaleur et aux incendies. Certaines ont choisi un report, tandis que d’autres envisagent désormais des spectacles de drones ou des animations aquatiques.

Le nouvel épisode de canicule qui touche la France perturbe les préparatifs de la fête nationale. Dans plusieurs départements, les préfectures ont interdit les feux d’artifice afin de limiter les départs de feu. Dans les Yvelines, l’interdiction court jusqu’au 15 juillet. Elle reste en vigueur jusqu’au 20 juillet dans la Drôme et jusqu’au 1er août dans les Vosges. En Isère, elle doit durer aussi longtemps que les conditions météorologiques le justifieront.

Ces décisions concernent les spectacles organisés par les collectivités, mais aussi certains usages privés de produits pyrotechniques.

Lyon obtient une dérogation pour le 14 juillet

À Lyon, le feu d’artifice du 14 juillet aura bien lieu. Le préfet a accordé une dérogation à la ville, malgré le contexte de fortes chaleurs. La situation varie donc selon les territoires, les conditions locales et le site choisi pour le tir. Les autorités examinent notamment la proximité de la végétation, la sécheresse des sols et les moyens de sécurité présents sur place.

En Charente-Maritime, les feux sont interdits lorsque le niveau de danger atteint le seuil sévère. Une exception reste prévue pour les tirs réalisés en mer ou depuis certaines zones du littoral. À La Rochelle et à Saint-Denis-d’Oléron, les spectacles peuvent ainsi être conservés.

Plusieurs communes préfèrent reporter leur spectacle

D’autres municipalités ont choisi de déplacer leur feu d’artifice à une date jugée moins exposée. À Chelles, en Seine-et-Marne, le spectacle a été reporté au 19 décembre, durant les festivités de Noël. À Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg, il devrait avoir lieu le 19 septembre, indique CNews. Ces reports évitent une annulation définitive tout en réduisant le danger lié à la sécheresse estivale. Ils obligent aussi les communes à revoir leur calendrier et l’organisation des événements déjà programmés.

À Illkirch-Graffenstaden, le maire Thibaud Philipps envisage d’abandonner définitivement les feux d’artifice. La commune a demandé des devis pour des spectacles de drones ou des animations aquatiques. L’élu juge que la pyrotechnie n’est plus adaptée aux épisodes répétés de sécheresse. Il rappelle que la commune a déjà dû annuler ce type de spectacle dans le passé pour les mêmes raisons.

Le maire évoque aussi le bruit produit par les explosions, source de stress pour certains habitants et pour les animaux. Selon lui, d’autres formats peuvent créer un moment festif sans recourir aux tirs traditionnels.

Le modèle du feu d’artifice remis en question

La répétition des canicules et des incendies pousse certaines collectivités à revoir leurs habitudes. Le feu d’artifice reste associé aux célébrations du 14 juillet, mais son organisation devient plus incertaine dans les zones exposées à la sécheresse. Les spectacles de drones, les projections lumineuses ou les animations sur l’eau apparaissent comme des pistes de remplacement. Leur coût, leur faisabilité technique et leur réception par le public restent néanmoins étudiés au cas par cas.

Pour les communes, le choix ne concerne plus seulement le maintien d’une tradition. Il porte aussi sur la sécurité des habitants, la protection des espaces naturels et l’évolution des fêtes publiques face aux épisodes de chaleur.

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