Le gouvernement français envisage de réactiver et d’élargir la prime Macron pour venir en aide aux salariés confrontés à l’augmentation des prix des carburants. Cette mesure pourrait être officialisée entre le 11 et le 17 mai, avec un objectif clair : aider les Français à faire face à leurs dépenses quotidiennes, notamment liées au coût du carburant.
La prime Macron, ou prime de partage de la valeur, a été introduite en 2019 en réponse à la crise des gilets jaunes. Elle permet aux employeurs de verser à leurs salariés une prime exonérée d’impôt et de cotisations, en tout ou partie. Ce dispositif a connu un large succès, notamment pendant la crise du Covid-19 et les années de forte inflation.
Toutefois, en 2025, son utilisation a diminué en raison d’un durcissement des conditions, notamment la réduction des exonérations fiscales. L’Insee a indiqué que près de trois milliards d’euros ont été versés aux salariés en 2025, contre plus de cinq milliards entre 2021 et 2023.

Assouplissement des règles pour relancer la prime Macron
Le gouvernement travaille actuellement sur plusieurs pistes pour relancer le dispositif. L’une des principales propositions est de rétablir l’exonération totale d’impôt sur le revenu pour tous les salariés, alors que cette exonération est actuellement limitée aux entreprises de moins de 50 salariés. Au-delà de ce seuil, la prime est soumise à l’impôt. Une autre mesure envisagée serait de simplifier les règles relatives aux plafonds de la prime, qui varient actuellement en fonction de la présence ou non d’accords d’intéressement ou de participation au sein des entreprises.
Si ces assouplissements sont adoptés, ils pourraient permettre un retour à des versements plus élevés de la prime. Cela représenterait également un coût pour l’État, bien que celui-ci soit jugé moins important qu’une mesure générale, telle que le plafonnement des prix à la pompe.
La prime Macron est particulièrement appréciée des employeurs, car elle reste à leur discrétion. En effet, chaque entreprise peut décider du montant de la prime et des salariés qui en bénéficient. Cela en fait un dispositif flexible et facilement adaptable, notamment pour les petites entreprises. Selon le Groupe Alpha, les salariés des entreprises de moins de 10 salariés ont perçu en moyenne 1 100 euros en 2025, contre près de 650 euros pour ceux des entreprises de plus de 2 000 salariés.
Dans le contexte actuel, cette prime représente une aide ciblée et temporaire, en opposition à une augmentation générale des salaires, et pourrait constituer une réponse plus rapide à l’impact de la hausse des prix des carburants sur les finances des salariés.








