Un gérant de station Hyper U découvre une boulette d’aluminium dans le pistolet : gare à cette arnaque au carburant !

Une arnaque au pistolet mal raccroché permet à des fraudeurs de prolonger un plein et débiter jusqu’à 150 euros supplémentaires

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Pistolet mal raccroché
Carburants : l'arnaque au pistolet mal raccroché refait surface, comment s'en prémunir ? - Crédit : Canva | Econostrum.info

Une fraude appelée « pistolet mal raccroché » visant les automobilistes dans les stations-service refait surface, notamment dans un établissement Hyper U situé à Challans, en Vendée. Le dispositif a été signalé par l’enseigne et relayé par Ouest-France.

Il repose sur une manipulation du pistolet de distribution de carburant afin de prolonger une transaction bancaire après le départ du client. Le procédé consiste à insérer un élément, comme une petite boule de papier aluminium, dans le mécanisme de support du pistolet. Cette intervention empêche le bon positionnement de l’équipement après utilisation. Dans ces conditions, la transaction bancaire reste active même lorsque l’automobiliste quitte la station.

Une fois le client parti, une autre personne peut reprendre le pistolet et continuer à se servir en carburant. Le montant supplémentaire est alors débité sur la carte bancaire du précédent utilisateur. Ce type de fraude peut passer inaperçu au moment des faits, car le paiement n’est visible qu’après consultation du relevé bancaire.

Un cas similaire de l’arnaque au pistolet mal raccroché avait été observé dans une station Avia située dans l’Indre. Le gérant avait expliqué le fonctionnement du dispositif à TF1 Info en précisant « Là si vous remarquez, le pistolet n’est pas entièrement raccroché, ce qui fait qu’il y a juste à le reprendre et à continuer son plein tranquillement jusqu’à l’autorisation donnée ». Il ajoutait « À réception du relevé de compte, là, c’est évidemment la mauvaise surprise, et malheureusement, il est trop tard ».

l’arnaque au pistolet mal raccroché peut dépasser 100 euros et des précautions à prendre

Les terminaux de paiement des stations-service autorisent généralement un plafond de transaction pouvant atteindre 150 euros. Si un client effectue un plein d’un montant inférieur, la différence peut être utilisée par un fraudeur. Par exemple, un plein de 30 euros laisse une marge potentielle de 120 euros supplémentaires.

Une autre variante de cette fraude repose sur une interaction directe avec la victime. Une personne peut solliciter un automobiliste en indiquant ne pas disposer de carte bancaire. Elle propose un paiement en espèces en échange de l’utilisation de la carte du client. Une fois la transaction initiée, le fraudeur peut manipuler le pistolet pour prolonger l’utilisation après le départ du payeur.

Ce type de situation se produit principalement dans des stations automatiques, sans personnel sur place. L’absence de surveillance directe facilite ce type de pratiques. Plusieurs mesures peuvent limiter les risques. Il est recommandé de vérifier que le pistolet est correctement replacé après utilisation.

L’impression du ticket de paiement constitue également un indicateur, celui-ci étant généralement délivré une fois la transaction terminée. Il est aussi possible de refuser de prêter sa carte bancaire et d’effectuer soi-même le remplissage en cas d’assistance à un tiers. Dans un contexte de prix élevés du carburant, ces pratiques peuvent entraîner des prélèvements importants à l’insu des utilisateurs. Les escrocs redoublent d’ingéniosité et l’arnaque au pistolet mal raccroché n’est pas la seule façon de frauder dans ce contexte particulier. 

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