Croissance 2026 : le gouvernement prévoit une révision à la baisse sur fond de guerre au Moyen-Orient

Le gouvernement prévoit de réviser à la baisse la prévision de croissance pour 2026 en raison de la guerre au Moyen-Orient.

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Croissance 2026 : le gouvernement prévoit une révision à la baisse sur fond de guerre au Moyen-Orient. Crédit : Thierry NECTOUX / Getty images | Econostrum.info

Le gouvernement français prévoit d’ajuster ses prévisions de croissance économique pour 2026 en lien avec la situation au Moyen-Orient, selon les déclarations de David Amiel, ministre des Comptes publics, faites ce 13 avril sur France 2.

Jusqu’à présent, l’exécutif tablait sur une croissance de 1 % pour l’année 2026. Cette estimation va être revue à la baisse. Dans le même temps, la prévision d’inflation, fixée à 1,3 %, devrait être réévaluée à la hausse. David Amiel a précisé : « Ces chiffres avaient été calculés avant le déclenchement du conflit donc il y aura une réévaluation des chiffres ».

Le ministre des Comptes publics a également déclaré : « La guerre au Moyen-Orient aura un impact sur la croissance évidemment, et il y aura un impact sur l’inflation ». Il a ajouté que le coût global pour l’économie française restait « en cours d’évaluation » et qu’il sera présenté « la semaine prochaine ». Selon David Amiel, plusieurs hypothèses seront étudiées. Il a indiqué que l’impact économique du conflit « dépend vraiment de l’évolution de la situation » au Moyen-Orient. Cette approche repose sur l’incertitude liée à la durée et à l’intensité des tensions dans la région.

Recul de la croissance et aides sectorielles envisagées selon l’évolution de la situation

Dans ce contexte, la question des aides publiques est également posée. Interrogé sur un éventuel renforcement des dispositifs existants, David Amiel a déclaré : « Il faut voir comment la situation évolue dans les prochains jours ». Le ministre a rappelé que des mesures sont déjà en place pour certains secteurs. Il a précisé : « Depuis le début on se prépare à toutes les éventualités. On a d’ores et déjà mis en place un certain nombre d’aides sectorielles, pour les professions les plus touchées, pour ceux qui risquent de perdre leur travail ».

Concernant une extension plus large des aides, David Amiel a exclu un dispositif généralisé. Il a indiqué que le gouvernement suit « deux principes importants: les aides doivent être ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin » et elles doivent être « financées ». Le ministre a également évoqué les conditions d’un éventuel renforcement des mesures de soutien.

Il a déclaré : « On verra s’il y a besoin de renforcer dans les prochains jours. Si (le conflit) dure des mois, il y aura évidemment un renforcement des aides mais à nouveau avec ces principes clairs: ciblage et financement. Parce que sinon ce serait promettre aux Français de l’argent que l’on n’a pas ». Ces annonces interviennent alors que les prix du pétrole évoluent à la hausse après l’annonce d’un blocus américain visant l’Iran, un facteur susceptible d’influencer les indicateurs économiques.

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