Ce 20 mars, les prix du fioul domestique repartent fortement à la hausse sur les plateformes de vente française après une courte accalmie, une dynamique influencée par l’exacerbation du conflit entre l’Iran, les États‑Unis et Israël et les répercussions de cette crise sur les marchés pétroliers mondiaux. L’intensification des attaques sur les infrastructures énergétiques dans le Golfe et les incertitudes persistantes autour des voies d’exportation, comme le détroit d’Hormuz, continuent de peser sur l’offre et entretiennent une pression haussière sur les cours du pétrole brut.
Fioulreduc affiche désormais 1 755 euros pour 1 000 litres de fioul ordinaire, soit une progression de 80 euros par rapport au tarif de 1 675 euros observé le 19 mars. De son côté, Fioulmarket enregistre également une forte hausse, avec un prix qui atteint 1 796 euros pour 1 000 litres, contre 1 681 euros la veille, soit une augmentation de 115 euros. Enfin, Prixfioul indique un tarif moyen de 1 756 euros pour 1 000 litres, en hausse de 86 euros par rapport aux 1 670 euros relevés le 19 mars. Après une journée de repli ou de stabilisation selon les acteurs, la tendance s’inverse donc brutalement, avec une hausse généralisée et marquée des prix sur l’ensemble du marché.

Carte du fioul domestique au 20 mars 2026. Source : Fioulreduc.com
Les raisons directs de cette envolée est le rebond du prix du pétrole, sous pression ce 20 mars, malgré une légère correction par rapport aux niveaux record des jours précédents. Le cours du Brent s’établit à 109,54 dollars le baril, en hausse de 0,82 % par rapport à la veille, tandis que le pétrole léger se stabilise autour de 95,58 dollars, en progression de 0,03 %, selon Prixdubaril.com.
Il faut dire que les prix sont appelés à s’envoler davantage dans ce contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, où les attaques sur des infrastructures pétrolières et gazières continuent d’alimenter les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial. Les tensions autour du détroit d’Ormuz et les risques pour les principaux complexes énergétiques maintiennent une volatilité élevée sur le marché, ce qui se répercute directement sur les prix du fioul domestique et des carburtants. Dans ce climat incertain, toute stabilisation durable des prix apparaît difficile à anticiper.
Où trouver le fioul domestique le moins cher ?
A noter que si la tendance générale est à la hausse, les prix du fioul varient considérablement d’une région à une autre. Cela est notamment dû aux différences de tarifs liées à la logistique, au transport, aux taxes locales et à la proximité des centres de distribution. Les régions les moins chères se trouvent principalement dans le nord et le centre, avec la Basse-Normandie à 1 664 euros pour 1 000 litres, suivie de l’Auvergne à 1 671 euros, du Nord-Pas-de-Calais à 1 697 euros, de la Franche-Comté à 1 692 euros, du Rhône-Alpes à 1 725 euros, de la Provence-Alpes-Côte d’Azur à 1 742 euros, du Centre à 1 737 euros et de la Haute-Normandie à 1 733 euros, selon Fioulreduc.
Les régions aux tarifs intermédiaires incluent le Midi-Pyrénées à 1 778 euros, l’Alsace à 1 779 euros, la Bourgogne à 1 760 euros, la Picardie à 1 764 euros, l’Île-de-France à 1 761 euros, la Bretagne à 1 781 euros et le Poitou-Charentes à 1 791 euros. Enfin, les régions les plus chères se concentrent dans le sud et l’ouest, avec la Lorraine à 1 807 euros, l’Aquitaine à 1 820 euros et le Languedoc-Roussillon à 1 857 euros pour 1 000 litres.








