Hausse des prix des carburants : l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne prennent des mesures. Que fait la France ?

Face à la hausse des prix du carburant, l’Italie, l’Espagne et d’autres pays prennent des mesures, tandis qu’en France, aucune action nationale n’est à l’ordre du jour.

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Carburant
Hausse des prix des carburants : l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne prennent des mesures. Que fait la France ? - Crédit: Canva | Econostrum.info

Les prix des carburants en Europe ont considérablement augmenté suite aux récents développements géopolitiques au Moyen-Orient. Les attaques sur les sites pétrolifères et gaziers, notamment au Qatar, ont entraîné une hausse des prix du pétrole, avec le baril de Brent dépassant les 111 dollars.

Face à cette situation, plusieurs pays de l’Union européenne ont pris des mesures pour limiter l’impact sur les consommateurs. L’Italie a annoncé, mercredi 18 mars 2026, une réduction de 25 centimes par litre de carburant pour une durée de 20 jours. Cette mesure vise à atténuer l’impact de la hausse des prix pour les automobilistes italiens. En Espagne, le gouvernement a opté pour une réduction de la TVA sur les carburants, permettant ainsi de faire baisser les prix à la pompe. De son côté, l’Autriche a choisi une approche combinée, en réduisant la taxe sur les carburants tout en plafonnant les marges des distributeurs.

Des mesures plus drastiques dans certains pays pour contrer la hausse des prix des carburants 

Certains pays européens ont pris des mesures encore plus radicales pour maîtriser les prix du carburant. La Croatie, par exemple, a décidé de fixer un plafond sur les prix de l’essence et du diesel, en maintenant le prix du diesel à 1,55 euro le litre, bien en dessous de l’augmentation attendue de 1,72 euro. L’essence sera limitée à 1,50 euro, contre une hausse potentielle à 1,55 euro. La Hongrie a également bloqué les prix des carburants pour les véhicules immatriculés dans le pays.

D’autres pays, comme la Grèce et l’Allemagne, ont pris des mesures plus ciblées, telles que le plafonnement des bénéfices des distributeurs ou la restriction du nombre de fois où les prix peuvent être augmentés par jour. La Grèce, par exemple, a décidé de plafonner jusqu’au 30 juin les bénéfices des distributeurs, tandis que l’Allemagne a restreint à une seule fois par jour la possibilité pour les stations-service d’augmenter leurs prix, contre 22 fois en moyenne auparavant.

Réaction de la France face à la hausse des prix

En France, bien que les prix des carburants aient considérablement augmenté, aucune mesure nationale pour limiter cette hausse n’a été mise en place. La seule initiative annoncée par le gouvernement français est un renforcement des contrôles de la répression des fraudes, afin de vérifier que les prix restent conformes. De plus, certaines entreprises comme Total ont limité temporairement les prix, en fixant un tarif à 1,99 euro pour le sans-plomb et 2,09 euro pour le diesel.

Cependant, selon Maud Brégeon, ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, le scénario d’une baisse des taxes sur les carburants « n’est pas envisagé à cette heure ». Des aides ciblées pour certaines professions, comme les routiers et les pêcheurs, pourraient être discutées lors d’une réunion à Matignon, mais aucune décision n’a encore été prise.

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