Le porte-avions de nouvelle génération, destiné à remplacer le Charles de Gaulle, représente un investissement d’au moins 12,2 milliards d’euros, avec une entrée en service prévue autour de 2038.
Ce programme est conduit par le ministère des Armées, avec la Direction générale de l’armement chargée du pilotage. Le futur navire sera équipé d’une propulsion nucléaire, comme le Charles de Gaulle actuellement en service dans la Marine nationale. À l’échelle mondiale, seuls les États-Unis et la France exploitent des porte-avions à propulsion nucléaire, tandis que la Chine et l’Inde utilisent des bâtiments à propulsion classique.
Le porte-avions de nouvelle génération devrait mesurer environ 310 mètres de long pour un déplacement proche de 75 000 tonnes. Il sera dimensionné pour embarquer un groupe aérien composé d’environ 30 avions de combat, deux avions de guet aérien, six hélicoptères ainsi que des drones. Ces éléments ne sont pas intégrés dans le coût de 12,2 milliards d’euros, qui ne comprend pas non plus les infrastructures d’accueil, selon le projet de loi de finances pour 2026 cité par La Tribune.

Une organisation industrielle et des équipements spécifiques pour le porte-avions
La réalisation du programme repose sur plusieurs acteurs industriels. Naval Group, entreprise française spécialisée dans la construction navale de défense, assure la conception et l’intégration des systèmes. Les Chantiers de l’Atlantique, situés à Saint-Nazaire, participent à la construction de la coque. TechnicAtome intervient sur la conception des réacteurs nucléaires destinés à la propulsion du navire.
Le futur bâtiment sera équipé de catapultes électromagnétiques de type EMALS, développées par l’entreprise américaine General Atomics. Ce système remplace les catapultes à vapeur utilisées sur le Charles de Gaulle et permet le lancement des aéronefs embarqués. Le calendrier prévoit plusieurs phases, allant des études à la construction puis aux essais en mer. Le lancement de la production est attendu dans la prochaine décennie, avec une montée en charge progressive du chantier. Plusieurs milliers de personnes devraient être mobilisées selon les phases du programme.
Le financement est inscrit dans la loi de programmation militaire, avec une répartition des dépenses sur plusieurs années. Le coût global prend en compte la conception, la fabrication et l’intégration des systèmes du navire. Des adaptations sont également prévues pour les infrastructures portuaires, notamment à Toulon, port d’attache de la Marine nationale. Ces aménagements visent à accueillir un bâtiment de plus grande dimension que le Charles de Gaulle. Le remplacement de ce dernier s’inscrit dans la continuité des capacités aéronavales françaises, avec une mise en service du futur porte-avions attendue à l’horizon 2038.








