Alors que la guerre entre les États‑Unis, Israël et l’Iran se poursuit, une hypothèse stratégique particulièrement risquée refait surface : l’idée d’envoyer des forces spéciales américaines au sol pour s’emparer d’un stock d’uranium hautement enrichi enfoui près d’Ispahan. Ce stock, estimé à environ 440 kg d’uranium enrichi à 60 %, serait toujours présent sous la roche dans un réseau de tunnels et pourrait, selon certaines sources, être crucial pour toute perspective iranienne de fabrication d’une arme nucléaire.
Des images satellites et des informations consultées par plusieurs médias montrent que les trois entrées d’un tunnel près d’Ispahan ont été obstruées fin janvier 2026, suggérant une tentative iranienne de protéger ou de dissimuler ces matériaux sensibles. Les cylindres contenant l’uranium, comparables en taille à des bonbonnes d’oxygène, tiendraient dans les coffres d’environ une dizaine de voitures.
Dans ce contexte tendu, certains responsables américains et israéliens envisageraient une opération militaire visant à récupérer ce stock avant que l’Iran n’en fasse un usage stratégique. Selon des informations rapportées par plusieurs médias internationaux, cette option n’est pas nouvelle : une opération commando avait déjà été envisagée au cours de la guerre de juin 2025, avant d’être jugée trop complexe et risquée.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche 8 mars, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, que « peut‑être qu’à un moment donné nous le ferons. Ce serait une excellente chose », en évoquant cette possibilité de mission. L’homme politique a affirmé qu'empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires était une priorité stratégique et politique pour les États‑Unis.
Les spécialistes en sécurité estiment toutefois que ce type d’opération militaire, impliquant le déploiement de forces spéciales sur le territoire iranien, présente d’énormes défis logistiques et stratégiques. L’uranium est profondément enfoui et protégerait des installations fortifiées, rendant toute extraction périlleuse et susceptible d’entraîner des pertes humaines ou d’aggraver encore les tensions régionales.
Un affrontement nucléaire potentiel et les limites diplomatiques
Cette question de l’uranium intervient dans un contexte déjà extrêmement volatile : depuis fin février 2026, les États‑Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes massives contre des installations nucléaires et militaires iraniennes, incluant des sites d’enrichissement à Ispahan, Natanz et Fordo. Ces frappes faisaient partie d’une campagne visant à affaiblir la capacité nucléaire de Téhéran.
L’uranium enrichi à 60 %, bien que techniquement en dessous du seuil de 90 % nécessaire pour une arme nucléaire complète, est considéré comme « pratiquement utilisable » par des experts. Il pourrait être converti ou davantage enrichi si des opérations clandestines ou industrielles reprennent. C’est précisément cette possibilité qui inquiète Washington et ses alliés, incitant à envisager des actions militaires plutôt que diplomatiques.
Pour l’instant, aucune décision opérationnelle n’a été rendue publique, et plusieurs responsables américains soulignent qu’une action au sol reste incertaine et débattue au sein de l’état‑major américain. Certains mettent en garde contre les risques d’une escalade majeure, qui pourrait entraîner une confrontation plus large au Moyen‑Orient ou même l’implication d’autres puissances.
Les discussions au sujet d’un raid commando interviennent alors que les négociations diplomatiques entre Washington et Téhéran ont été interrompues par l’intervention militaire américaine et israélienne, malgré des avancées récentes sur le nucléaire. Les tensions continuent d’augmenter, et cette situation souligne la difficulté de concilier approche militaire et efforts diplomatiques face à la complexité du programme nucléaire iranien.








