A partir du 1ᵉʳ avril , plusieurs prestations sociales versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF) vont être revalorisées, dans le cadre du projet de financement de la Sécurité sociale de l’année. Cette mise à jour annuelle a pour objectif d’ajuster les principaux dispositifs sociaux à l’évolution des prix à la consommation et d’aider les ménages aux revenus modestes.
La revalorisation concerne notamment le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité, les allocations familiales, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ainsi que l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Ces hausses se traduiront sur les versements de la CAF à partir du mois de mai 2026, car les prestations sont payées « à terme échu ».
Une revalorisation modeste de 0,9 %
Pour 2026, le taux de revalorisation des prestations sociales est fixé à +0,9 % par rapport à l’année précédente. Cette progression est inférieure à celle de 2025, année à laquelle les aides avaient augmenté de +1,7 % au 1ᵉʳ avril.
Ce taux s’applique à de nombreuses prestations principales. Par exemple, l’allocation aux adultes handicapés (AAH), qui garantit un revenu minimum aux personnes en situation de handicap, verra son montant maximum à taux plein porté à 1 042,62 euros par mois pour une personne sans autres revenus. Cette hausse représente un gain d’environ 9,30 euros par mois pour les bénéficiaires qui perçoivent l’aide au maximum.

La revalorisation touche également la prime d’activité, un complément de revenu pour les travailleurs modestes. Selon des informations officielles, la loi de finances pour 2026 prévoit une hausse de la prime d’activité en moyenne d’environ 50 € par mois par bénéficiaire à compter du 1ᵉʳ avril , ce qui viendra en plus de la revalorisation annuelle liée à l’inflation.
RSA et aides familiales : des montants légèrement rehaussés
Le revenu de solidarité active (RSA) sera également revalorisé au 1ᵉʳ avril Les barèmes forfaitaires sont ajustés à la hausse d’environ 0,9 %, ce qui se traduit par quelques euros de plus par mois selon la composition du foyer. Cette augmentation, bien que modeste, doit être prise en compte dans le calcul des droits de chaque allocataire.
Par ailleurs, les allocations familiales, versées aux familles ayant au moins deux enfants à charge, seront elles aussi ajustées à la hausse en fonction de cette revalorisation annuelle. Les montants dépendent du nombre d’enfants et du niveau de ressources de la famille, mais l’effet global est une petite progression des aides mensuelles à partir d’avril.
Un changement notable concernant les prestations familiales a également été signalé : depuis le 1ᵉʳ mars 2026, la majoration des allocations familiales s’applique désormais à partir de 18 ans au lieu de 14 ans pour les enfants à charge dans les familles d’au moins deux enfants, ce qui prolonge la durée de versement pour certains foyers sans démarche supplémentaire.
Allocation de rentrée scolaire (ARS) et autres prestations
L’Allocation de rentrée scolaire (ARS), versée une fois par an aux familles pour couvrir les dépenses scolaires, sera elle aussi revalorisée au 1ᵉʳ avril 2026. Comme chaque année, son montant augmente d’environ 0,9 % par rapport à l’année précédente et sera versé à la date habituelle de la rentrée, généralement mi‑août.
En complément, d’autres prestations sociales versées par la CAF, comme l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), sont aussi ajustées à la hausse selon les règles de calcul basées sur l’inflation.
Ce que cela signifie pour les allocataires
Même si la revalorisation de 0,9 % peut sembler faible, elle concerne des millions de foyers qui bénéficient chaque mois de ces aides sociales. Ces ajustements automatiques visent à maintenir un soutien aux ménages modestes face à la progression des prix, sans que les allocataires aient à effectuer de démarche spécifique : les nouveaux montants sont appliqués directement par la CAF si le dossier est à jour








