Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix des carburants ont connu une augmentation notable dans les stations-service, y compris celles du groupe Leclerc. Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique du groupe, a pris la parole le 9 mars 2026 pour commenter cette situation qui touche les consommateurs.
Il a expliqué que cette hausse des prix est probablement le résultat d’une « bulle d’anticipation, une bulle spéculative très en amont, au niveau des raffineries ». Selon lui, cette hausse a été particulièrement rapide, bien que les fluctuations des prix du brut ne se répercutent généralement dans les stations-service qu’après un délai de trois semaines.
Michel-Édouard Leclerc a également défendu les stations-service de son groupe, expliquant que celles-ci appliquent des prix des carburants « pratiquement à prix coûtant », c’est-à-dire sans marge bénéficiaire. Il a souligné que les augmentations actuelles ne sont pas dues à la politique tarifaire de son groupe, mais plutôt aux pratiques des raffineurs. Il a pris pour exemple des entreprises comme Total, BP, Avia, Shell et Esso, les invitant à s’expliquer sur les hausses rapides des prix qu’ils ont répercutées. Leclerc a ajouté que, même si ses stations-service appliquent les prix au plus bas, la situation reste préoccupante, car des hausses futures sont attendues à partir du lundi suivant.
Les contrôles de la DGCCRF sur les prix des carburants et la position de Michel-Édouard Leclerc
Face à cette situation, Sébastien Lecornu, ministre chargé des Consommateurs, a annoncé que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) procédera à des contrôles dans 500 stations-service pour s’assurer qu’aucune hausse abusive n’est appliquée. Michel-Édouard Leclerc a estimé que ces contrôles ne sont pas suffisants et qu’ils devraient se concentrer sur la régulation des prix en amont, c’est-à-dire au niveau des raffineries. Selon lui, c’est là qu’il faut chercher à comprendre pourquoi ces hausses ont été répercutées si rapidement sur le prix des carburants.
Leclerc a également fait part de ses préoccupations concernant l’impact de ces hausses sur les consommateurs. Il a noté que ses stations-service n’appliquaient aucune marge bénéficiaire, mais qu’elles pourraient tout de même être confrontées à des augmentations dans les semaines à venir. Il a insisté sur le fait qu’il est crucial de trouver une solution à cette spéculation sur les prix, mais que les contrôles dans les stations-service ne résoudront pas le problème à sa source. Il est donc nécessaire de chercher des réponses du côté des raffineurs et de leur manière de réagir à l’augmentation des prix du brut.
Michel-Édouard Leclerc a exprimé son inquiétude quant à la durabilité de la situation, soulignant que les prix du carburant continuent d’être un sujet sensible pour les automobilistes.
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