Le gouvernement français a pris une mesure importante en acquérant une « golden share » dans l’entreprise LMB Aerospace, suite à sa vente à un groupe américain, Loar Group.
Cette décision vise à maintenir un droit de regard sur les décisions stratégiques de l’entreprise, surtout si elles venaient à entrer en conflit avec les intérêts de la France, en particulier dans le secteur de la défense. LMB Aerospace, spécialisée dans la fabrication de ventilateurs pour les avions de chasse Rafale et les sous-marins nucléaires, a été vendue fin janvier 2026 à Loar Group, un acteur américain. Cette vente a suscité des inquiétudes au sein du gouvernement français et du secteur de la défense. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait d’ailleurs assuré que l’État veillerait à ce que les activités de LMB restent en France.
En réponse à ces préoccupations, l’État a décidé d’acquérir une action préférentielle, ou « golden share », dans LMB Aerospace. Cette action, d’une valeur symbolique d’un euro, permettra à l’État d’exercer un contrôle sur certaines décisions stratégiques du groupe Loar, notamment en matière de sécurité et de défense. Le but est d’éviter que des choix faits par Loar Group nuisent aux intérêts nationaux.
Le rôle de la golden share dans le contrôle de LMB Aerospace
L’acquisition de cette action par l’État fait partie d’une procédure officielle, comme l’indique l’arrêté publié au Journal officiel le 8 mars 2026. Le commissaire aux participations de l’État est chargé de l’exécution de cet arrêté. Ce mécanisme permet au gouvernement d’intervenir si des décisions prises par Loar Group concernant LMB sont jugées contraires aux intérêts français dans le domaine de la défense.
Cette mesure a pour but de rassurer sur la continuité des activités de LMB en France, malgré son rachat par une société étrangère. Elle reflète également l’importance de LMB Aerospace dans la défense nationale, notamment en ce qui concerne les équipements militaires sensibles.
La création de cette golden share intervient après des polémiques sur la vente d’un tel acteur stratégique à un groupe américain, alors que les relations internationales sont en constante évolution. L’État, en gardant une surveillance active sur LMB, cherche à préserver ses intérêts dans un secteur particulièrement sensible. Ainsi, l’acquisition de cette golden share permet à l’État français de conserver un pouvoir de surveillance sur une entreprise clé dans le domaine de la défense, tout en garantissant que ses activités stratégiques demeurent alignées avec les intérêts nationaux.








