680 euros par passager : qui paie vraiment le rapatriement des Français bloqués au Moyen-Orient ?

Le rapatriement de Français bloqués au Moyen-Orient relance un débat sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour financer ces retours.

Publié le
Lecture : 2 min
Rapatriement
Rapatriement de Français bloqués : le débat s’enflamme sur l’utilisation de l’argent des contribuables. Crédit : BENJAMIN POLGE / HANS LUCAS VIA AFP | Econostrum.info

Les autorités françaises ont commencé à organiser le rapatriement de ressortissants bloqués au Moyen-Orient à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. Dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 mars, un premier avion transportant des Français a atterri à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Les perturbations du trafic aérien ont été importantes au cours des derniers jours. Selon les informations relayées sur RMC, environ 19 000 vols ont été annulés en quatre jours. Cette situation a empêché plusieurs centaines de milliers de personnes de quitter la zone, dont environ 400 000 ressortissants français présents dans différents pays de la région.

À leur arrivée en France, plusieurs passagers ont évoqué les conditions vécues sur place. L’un d’eux a déclaré : « On est contents de rentrer, ça fait plaisir on va retrouver nos familles, et puis se reposer parce qu’on a eu peur quand même ». Un autre passager a également indiqué : « On a entendu beaucoup de bombardements, on a vu l’hôtel trembler. Mais on est sain et sauf et contents de retrouver le sol français ».

Selon les informations communiquées aux voyageurs par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le retour organisé par les autorités n’est pas totalement gratuit. Le trajet comprenant un transfert en bus de Dubaï à Mascate, dans le sultanat d’Oman, puis un vol vers Paris est facturé 680 euros par passager, somme payable une fois de retour en France.

Des réactions contrastées sur la prise en charge des rapatriements

Les opérations de rapatriement ont suscité des réactions différentes dans le débat public. Sur l’antenne de l’émission « Les Grandes Gueules » diffusée sur RMC, Barbara Lefebvre, professeure d’histoire-géographie et intervenante régulière de l’émission, a exprimé une position critique concernant la prise en charge du retour de certains voyageurs.

Elle a déclaré : « ce n’est pas à l’État français ni aux impôts que je paye de financer le retour en avion ». Elle a également ajouté : « il fallait prendre une assurance annulation. Ce ne sont pas mes impôts qui doivent payer le rapatriement des touristes qui sont allés à Dubaï ».

Au cours de la même émission, Didier Giraud, éleveur de bovins et chroniqueur des « Grandes Gueules », s’est interrogé sur le calendrier des opérations de rapatriement. Il a déclaré : « À quoi ça sert aujourd’hui d’envoyer l’armée pour ramener des gens? Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il faudrait rapatrier les touristes avec les moyens de l’armée qui devraient être occupés ailleurs ».

Ces propos ont été contestés par un auditeur nommé Ramy, directeur d’une école privée. Il a réagi en déclarant : « C’est une hérésie ». Il a également ajouté : « Vous ne pouvez pas dire ça comme si c’était leur faute. Ça reste des Français, on les laisse tomber ? ». Dans ses interventions, Barbara Lefebvre a maintenu sa position en affirmant : « Je n’ai pas payé pour ça, les gens malades c’est normal mais les touristes c’est non ». Elle a également déclaré : « Ce n’est pas parce que l’État est défaillant que c’est à moi de payer ».

Laisser un commentaire

Partages