Les prix des carburants augmentent en France depuis plusieurs heures, avec une progression visible du diesel dans plusieurs stations-service. Cette évolution intervient dans un contexte de tensions internationales qui influencent les marchés pétroliers.
Les tarifs observés dans certaines stations dépassent désormais le seuil de deux euros le litre, selon plusieurs relevés récents. Le 4 mars 2026, plusieurs réseaux de distribution ont enregistré une hausse rapide des prix du diesel. Des relevés rapportés par le média spécialisé Auto Moto indiquent que le prix du gazole a augmenté d’environ cinq centimes en quelques heures dans certaines stations. Cette progression suit l’évolution des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les tensions liées à la guerre impliquant l’Iran ont entraîné une hausse du prix du baril, ce qui se répercute sur les prix à la pompe.
Selon les données relayées par le quotidien régional Midi Libre, le prix moyen du diesel a atteint environ 1,81 euro le litre, soit un niveau proche du tarif du SP95-E10. Le diesel s’échangeait autour de 1,76 euro par litre auparavant. Les relevés indiquent également que ce carburant coûtait 1,702 euro par litre le 25 février 2026, ce qui confirme une progression récente des prix.

Dans certaines stations, les tarifs sont plus élevés. Des prix dépassant deux euros par litre ont été observés dans plusieurs points de distribution. Par exemple, dans la ville de Nîmes, une station Esso située rue Pierre Semard affiche un prix du diesel à 2,059 euros le litre. Dans cette même station, le SP95-E10 est proposé à 2,039 euros le litre.
Des écarts de prix des carburants selon les stations et des contrôles annoncés
Les relevés effectués dans plusieurs villes du sud de la France montrent des écartsdans les prix des carburants entre les stations. À Montpellier, le prix du diesel varie selon les enseignes. La station TotalEnergies située avenue de l’Europe affiche un tarif de 1,990 euro par litre. D’autres stations présentent des prix inférieurs. Par exemple, une station Intermarché avenue du Mas d’Argelliers propose le diesel autour de 1,707 euro le litre.
À Béziers, une station TotalEnergies située avenue Maréchal Foch affiche également un prix proche de 1,990 euro le litre pour le gazole. Dans la même ville, un hypermarché Leclerc situé avenue du Pech de Valras affiche un tarif plus bas à 1,779 euro le litre.
Des variations comparables apparaissent à Alès. Une station Netto quai de Bilina affiche un prix de 1,764 euro le litre pour le diesel. Une station TotalEnergies avenue de Carnot propose un tarif proche de 1,989 euro le litre.
Le gouvernement indique suivre l’évolution des prix
Face à cette hausse, le gouvernement indique suivre l’évolution des prix. Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, a annoncé des contrôles sur les pratiques tarifaires. Sur Franceinfo, il a déclaré : « J’ai demandé à la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, NDLR) de faire des contrôles, d’être sur le terrain, de faire des mesures et de s’assurer effectivement qu’on est sur des hausses de prix, je dirais, raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril ».
Le ministre a également évoqué la situation de l’approvisionnement. Il a affirmé qu’il n’existait « aucun risque d’approvisionnement » en gaz et en pétrole pour la France et l’Europe dans les prochaines semaines. Par ailleurs, Maud Brégeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, a indiqué sur BFMTV : « Sur la question des coûts du carburant, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes ». Elle a également déclaré : « Aucun risque de rupture ». Les évolutions des prix restent liées aux fluctuations du marché pétrolier international et à la situation géopolitique actuelle.








