Les négociations commerciales annuelles entre les enseignes de grande distribution et les industriels s’achèvent ce 1er mars. Elles déterminent les prix d’achat des produits de marques nationales pour l’année à venir.
Selon les premières indications communiquées par les distributeurs, l’évolution globale des prix devrait se situer autour de 1 %, avec des variations selon les catégories. Interrogé le 18 février au journal de 20 heures de France 2, Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a déclaré « qu’on finira par une toute petite inflation autour de 1% ». Derrière cette moyenne figurent des hausses pour certains produits et des baisses pour d’autres.
Les discussions, qui durent trois mois, opposent les enseignes de distribution telles que Carrefour, E.Leclerc ou Intermarché aux groupes industriels comme Nestlé, Lactalis ou Mondelez. Elles portent sur les conditions tarifaires appliquées aux produits vendus en magasin.
Viande et produits de la mer orientés à la hausse des
La viande bovine figure parmi les produits dont les prix devraient continuer d’augmenter. D’après les relevés de l’association UFC-Que Choisir, les prix en grande surface ont progressé de 10 % entre novembre 2024 et novembre 2025, et de 12 % pour le veau. Sur une période plus longue, la hausse est estimée à 20 %.
Le secteur de l’élevage bovin traverse une période marquée par une diminution du nombre d’éleveurs, liée à des départs en retraite non remplacés. Cette situation entraîne une baisse du cheptel disponible. Par ailleurs, la dermatose nodulaire a touché plusieurs troupeaux en France cette année, réduisant encore l’offre.
Les conserves de sardines devraient également connaître une augmentation. Alexandre Bompard a mentionné ce produit parmi ceux concernés. Une pénurie au Maroc, principal pays fournisseur, affecte l’approvisionnement. En France, deux boîtes de sardines sur trois sont importées de ce pays.
Riz, pâtes et sucre en baisse, incertitudes sur le chocolat et le café
À l’inverse, plusieurs produits de base devraient voir leurs prix diminuer. Alexandre Bompard a indiqué qu’il existait une « majorité de produits dont les prix baissent ». Le riz en fait partie : son cours mondial a reculé de 37 %. Le blé a également enregistré une baisse d’environ 14 % sur un an, ce qui devrait se répercuter sur les pâtes alimentaires et la farine.

Le sucre pourrait suivre la même tendance. Les récoltes de betteraves sucrières ont été abondantes. Dans un reportage de France 3 Hauts-de-France, un agriculteur exploitant dans la Somme a qualifié l’année d’« exceptionnelle ».
La situation est plus complexe pour les produits contenant du chocolat. Le prix du cacao a fortement progressé, dépassant 10 000 dollars la tonne début 2025, contre environ 2 500 dollars en 2023. Il est ensuite redescendu sous les 5 000 dollars en janvier. Les contrats d’approvisionnement des industriels comme Ferrero et Mondelez ayant été signés lorsque les cours étaient élevés, ces entreprises ont maintenu leurs demandes de hausses tarifaires lors des négociations.
Concernant le café, les cours de l’arabica et du robusta ont été affectés par des aléas climatiques dans les pays producteurs. Les prix de marché ont reculé récemment, mais la répercussion en magasin n’est pas attendue avant l’année prochaine.








