Ce que les supermarchés ne vous disent pas sur le vrai prix de vos fruits et légumes

Les supermarchés pourraient vendre des fruits et légumes moins chers grâce à la péréquation, mais les coûts de production restent élevés.

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Fruits et légumes
Consommation : supermarchés pourraient-ils baisser les marges sur les fruits et légumes ? - Crédit : canva | Econostrum.info

Les fruits et légumes sont des produits essentiels dans le quotidien des Français, et leur consommation continue d’augmenter. En 2025, chaque famille a acheté en moyenne 163 kilogrammes de fruits et légumes, soit une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente.

D’après une étude menée par Worldpanel pour Interfel, l’interprofession des fruits et légumes, les produits les plus consommés sont les bananes, les pommes, les oranges, ainsi que les tomates, les carottes et les courgettes du côté des légumes. Ce sont également des produits relativement abordables, avec un prix moyen de 3,10 euros le kilo.

Cependant, malgré ces prix qui restent abordables pour certaines catégories, les fruits et légumes peuvent sembler relativement chers, en raison des coûts associés à leur production. En effet, la récolte de ces produits nécessite une main-d’œuvre importante, ce qui génère des coûts supplémentaires pour les producteurs. Les produits frais nécessitent d’être cueillis et récoltés manuellement, ce qui se répercute sur le prix de vente final en magasin.

Le rôle des supermarchés dans la fixation des prix

Les supermarchés, qui représentent un grand canal de distribution des fruits et légumes en France, sont confrontés à des défis pour équilibrer leurs marges. En effet, dans de nombreux cas, ces enseignes ne réalisent pas une grande marge bénéficiaire sur certains produits d’épicerie, notamment les grandes marques. En raison de la concurrence féroce sur ces produits, les prix restent relativement bas pour attirer les consommateurs.

Afin de compenser cette faible marge sur certains produits, les supermarchés augmentent leurs marges dans d’autres rayons, en particulier celui des fruits et légumes. Cette stratégie, appelée péréquation, permet aux enseignes d’équilibrer leurs finances en appliquant des marges plus élevées sur certains produits pour compenser les pertes sur d’autres. En d’autres termes, les fruits et légumes sont souvent considérés comme un secteur où les supermarchés génèrent des marges supplémentaires pour rééquilibrer leurs comptes.

Les perspectives de baisse des prix de fruits et légumes 

Si ce système de péréquation pourrait théoriquement permettre une réduction des prix pour les consommateurs, cela reste limité par d’autres facteurs, notamment les coûts de production et les besoins en main-d’œuvre. La péréquation n’est pas suffisante pour garantir une baisse généralisée des prix des fruits et légumes, car elle dépend fortement des coûts de récolte, des conditions climatiques et des fluctuations des prix sur les marchés internationaux.

Ainsi, bien que la péréquation permette d’ajuster les marges dans certains rayons, il est peu probable que cela mène à une baisse significative des prix des fruits et légumes. Les coûts de production, qui sont directement liés à la récolte manuelle et aux conditions de culture, continueront de jouer un rôle important dans la fixation des prix en magasin.

Ainsi, bien que le système de péréquation puisse offrir une certaine flexibilité aux supermarchés, il ne suffit pas à faire baisser de manière substantielle les prix des fruits et légumes. Les fluctuations des coûts de production, combinées à la demande croissante pour ces produits, devraient continuer à maintenir les prix relativement élevés dans les rayons des supermarchés.

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