Dans la nuit du 19 au 20 janvier à Cahors, dans le département du Lot, un cambriolage particulièrement violent a pris pour cible le garage ILM Auto. Ce vol, qui ressemble à une scène d’action, a vu des malfaiteurs s’introduire par le toit pour voler une Ferrari d’une valeur d’environ 400 000 euros exposée dans le showroom. La voiture n’a pas simplement été dérobée. Elle a été utilisée comme un véritable « outil de destruction » pour fracasser la vitrine du garage, avant de finir complètement calcinée quelques kilomètres plus loin, abandonnée sur le bord de la route.
Selon des informations publiées par La Dépêche, deux individus masqués, équipés de gants, sont entrés dans les locaux vers 2 h 15 du matin et ont fouillé méthodiquement les bureaux durant près de 45 minutes. Ils ont trouvé la Ferrari 488 Pista, une supercar d’environ 720 chevaux, difficile à manier même pour un conducteur expérimenté, et en ont pris le contrôle. Incapables de l’extraire proprement du garage, ils ont décidé de l’utiliser comme une voiture-bélier, projetant la voiture contre la façade avant d’abandonner leur fuite vers le sud.
La route, rendue glissante par la pluie, a joué contre eux. Quelques kilomètres plus loin, à Montpezat-de-Quercy, la Ferrari aurait perdu le contrôle, percuté une glissière de sécurité, puis rapidement pris feu. À l’arrivée des forces de l’ordre, il ne restait plus que l’épave fumante du véhicule, les auteurs du vol ayant disparu.
Les conséquences pour le garage et les difficultés avec l’assurance
Pour le propriétaire d’ILM Auto, l’impact financier et psychologique est considérable. Outre la perte de la Ferrari, qui avait déjà trouvé un acquéreur et devait être livrée sous peu, l’acompte ayant dû être remboursé, le garage voit son showroom toujours dans l’état où l’effraction l’a laissé : l’immense baie vitrée demeure remplacée provisoirement par une planche de bois, et des dommages matériels subsistent encore un mois après les faits.
Le directeur du garage, Nathan Azaïs, se plaint non seulement de l’ampleur du sinistre mais aussi de la lenteur du traitement de son dossier par l’assurance. Malgré un envoi rapide de déclarations, devis et documents demandés, il affirme passer ses journées à relancer experts et assureurs sans obtenir de réponse concrète : « On passe nos journées au téléphone, à envoyer des papiers, des mails… mais on a toujours ces planches en bois », confie-t‑il à La Dépêche.
Une contre‑expertise est programmée début mars, mais tant qu’elle n’a pas eu lieu, aucune décision d’indemnisation ne sera prise. Pour le patron du garage, cette situation est d’autant plus difficile que ses autres véhicules de grande valeur restent exposés dans un local temporairement fragilisé, ce qui l’inquiète pour la sécurité future de son entreprise.
Du côté de l’assurance, représentée par MMA, l’entreprise affirme « comprendre la situation vécue » et rappelle que les mesures de sécurité initiales ont été prises, que les expertises nécessaires ont été engagées, et que « la contre‑expertise du 4 mars vise à évaluer l’ensemble des préjudices de manière précise ».








