Emmanuel Macron, président de la République française, a réagi à la décision de la Cour suprême des États-Unis concernant des droits de douane mis en place par Donald Trump, président des États-Unis.
Cette prise de position est intervenue à son arrivée au Salon international de l’agriculture. La Cour suprême des États-Unis, juridiction suprême de l’ordre judiciaire américain, a examiné la légalité de mesures tarifaires décidées par l’exécutif américain. La décision rendue limite l’application de certains droits de douane contestés devant la justice.
Interrogé à ce sujet, Emmanuel Macron a déclaré : « C’est bien d’avoir des contrepouvoirs dans les démocraties ». Il a également précisé : « Nous voulons continuer à exporter (…) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (…) et ne pas subir des décisions unilatérales ». Le chef de l’État a ajouté qu’il fallait « être dans une logique d’apaisement ».
Ces déclarations ont été faites dans un contexte de tensions commerciales entre les États-Unis et plusieurs partenaires, dont l’Union européenne. Les droits de douane décidés par l’administration américaine ont concerné différents secteurs économiques, suscitant des réactions politiques et économiques en Europe.
La décision dur les droits de douanes une occasion pour Macron de tacler ceux qui critiquent l’État de droit
Au-delà du cadre international, Emmanuel Macron a évoqué la question des contre-pouvoirs dans les démocraties. Le président de la République a implicitement répondu à certains responsables politiques français qui critiquent le « gouvernement des juges » et l’État de droit.
Les dirigeants des Républicains, du Rassemblement national et de Reconquête ont récemment contesté plusieurs décisions de justice, notamment celles rendues par le Conseil constitutionnel, institution chargée de contrôler la conformité des lois à la Constitution en France. La décision de la Cour suprême des États-Unis s’inscrit dans le fonctionnement institutionnel américain, où le pouvoir judiciaire peut examiner la légalité des actes pris par l’exécutif. En saluant cette décision, Emmanuel Macron a mis en avant le principe de séparation des pouvoirs.
Les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne restent encadrés par des règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, organisation intergouvernementale chargée de réguler le commerce international. Les différends liés aux droits de douane peuvent faire l’objet de recours juridiques ou de négociations diplomatiques. Les propos du président de la République ont été formulés dans ce contexte, à la fois commercial et institutionnel, lors d’un déplacement officiel au Salon international de l’agriculture.








