Le 19 février, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé que les agents de la sûreté de la SNCF et de la RATP seront progressivement équipés de pistolets à impulsion électrique, dans le cadre d’une expérimentation.
Cette décision fait suite à la promulgation de la loi sur la sécurité dans les transports, qui permet d’introduire des mesures visant à renforcer la sécurité des agents et des usagers dans les transports publics. Le ministre a précisé que cette expérimentation serait mise en place à partir des prochaines semaines et concernerait environ 300 à 400 agents de la police ferroviaire, soit environ 10 % des effectifs.
Les pistolets à impulsion électrique, également appelés « Tasers », seront utilisés pour permettre aux agents de la police ferroviaire de mieux réagir face aux attaques et aux situations à risque dans les transports. L’objectif est de fournir aux agents des outils adaptés à leurs missions de sécurité, tout en garantissant une réponse proportionnée aux agressions. Philippe Tabarot a indiqué que l’utilisation de ces armes non létales serait une réponse appropriée face aux attaques fréquentes que rencontrent les agents dans le cadre de leur travail.
Le décret officialisant cette expérimentation a été publié le même jour au Journal officiel. Il autorise le port de ces armes à impulsion électrique pour une période de trois ans, à compter de la mise en œuvre de la mesure. Le ministre a également souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la loi Tabarot, adoptée en avril 2025, qui a introduit plusieurs mesures pour améliorer la sécurité dans les transports, notamment en permettant aux agents de la police ferroviaire de disposer de nouveaux moyens pour assurer leurs missions.
Le port de pistolets électriques , une mesure expérimentale sur trois ans à la SNCF et RATP
L’expérimentation sera réalisée progressivement, avec une première phase de déploiement auprès de 300 à 400 agents. Au terme de cette phase, une évaluation sera effectuée afin de déterminer si la mesure doit être étendue à l’ensemble des effectifs de la police ferroviaire. La mise en place de cette mesure expérimentale s’inscrit dans un contexte où la sécurité dans les transports publics est de plus en plus un sujet de préoccupation en raison de l’augmentation des agressions contre les agents de sécurité et les usagers.
Les autorités espèrent que cette nouvelle mesure permettra de réduire les risques pour les agents tout en offrant un moyen dissuasif supplémentaire contre les comportements violents dans les transports. Les agents qui seront équipés de ces pistolets à impulsion électrique auront au préalable suivi une formation spécifique sur leur utilisation afin d’assurer une intervention en toute sécurité.
Les pistolets à impulsion électrique font partie des outils envisagés pour répondre à une situation de plus en plus tendue dans les transports publics. Bien que les résultats de cette expérimentation soient encore attendus, la mise en place de ces dispositifs sera suivie de près par les autorités et pourrait donner lieu à des ajustements en fonction des retours d’expérience des agents.








