El Niño en vue : vers un été extrêmement chaud ?

Les climatologues surveillent de près le possible retour d’El Niño.

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El Niño en vue : vers un été chaud et perturbé ? - Crédit : El Niño | Econostrum.info

Alors que le phénomène de La Niña, qui se manifeste par un refroidissement des eaux du Pacifique équatorial et influence le climat mondial, s’essouffle début 2026, les climatologues observent des signes d’une possible transition vers une phase El Niño plus tard dans l’année. Plusieurs organismes météorologiques internationaux, dont les prévisionnistes du Climate Prediction Center de la NOAA, estiment qu’il existe une probabilité notable que La Niña cède la place à un épisode ENSO neutre au cours du printemps 2026, suivie d’un possible développement d’El Niño à partir de l’été ou de l’automne.

Le dernier rapport de suivi de la NOAA montre que La Niña était encore présente en janvier, avec des températures de surface du Pacifique tropical légèrement inférieures à la moyenne. Toutefois, les modèles climatiques suggèrent une transition vers des conditions ENSO neutres entre février et avril, avec environ 60 % de chances que ce changement se produise, et que ces conditions neutres perdurent tout au long de l’été 2026. Cela ne garantit pas le développement d’El Niño, mais cela ouvre la voie à une évolution vers cette phase plus chaude dans la seconde moitié de l’année.

Le phénomène El Niño est une phase chaude de l’oscillation dite El Niño‑Southern Oscillation (ENSO), caractérisée par un réchauffement des eaux de surface du Pacifique tropical. Historiquement, lorsque La Niña s’affaiblit et que les eaux océaniques se réchauffent, les chances d’un épisode El Niño augmentent, bien que les prévisions à plus long terme restent incertaines en raison de la variabilité naturelle du système climatique.

Les experts météorologiques internationaux, y compris le Bureau australien de météorologie et d’autres services climatiques, estiment que la probabilité d’un développement d’El Niño peut atteindre environ 50 % à 60 % dans la seconde moitié de 2026, bien qu’il soit encore trop tôt pour affirmer quand et à quel degré ce phénomène pourrait s’installer.

Quels impacts potentiels sur le climat mondial et les températures ?

Si El Niño devait se former plus tard en 2026 ou au début de 2027, ses effets pourraient se traduire par une hausse des températures mondiales et une modification des régimes de précipitations à travers le globe. El Niño influence le climat à grande échelle en augmentant les températures de surface de l’océan Pacifique équatorial, ce qui tend à faire grimper la température moyenne mondiale et à amplifier certains phénomènes météorologiques extrêmes, comme des vagues de chaleur, des sécheresses ou des pluies intenses.

Les trois dernières années ont déjà figuré parmi les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale, en partie à cause des effets combinés du changement climatique d’origine humaine et de variations naturelles du cycle ENSO. Dans ce contexte, un épisode El Niño, même modéré, pourrait accentuer cette tendance et contribuer à pousser les températures mondiales encore plus haut, notamment en 2027, où certains modèles prévoient un potentiel de records de chaleur.

Les impacts d’El Niño ne sont pas uniformes

Les impacts d’un El Niño ne seraient pas uniformes partout. Certaines régions, comme la côte du Pacifique des États‑Unis, l’Inde, l’Australie ou l’Asie du Sud‑Est, pourraient ressentir plus fortement ses effets sur les précipitations et les températures. D’autres zones, comme l’Europe occidentale, pourraient être moins directement influencées, même si des répercussions indirectes sur les schémas météorologiques restent possibles.

Il faut toutefois souligner que la prévision précise du passage à El Niño reste difficile, même avec les modèles climatiques les plus avancés : les océans et l’atmosphère interagissent de manière complexe, et la variabilité naturelle du système climatique exige des mises à jour régulières des prévisions.

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