Transport aérien : voici pourquoi il faut s’attendre à de longues files d’attente l’été 2026

Le secteur du transport aérien redoute jusqu’à quatre heures d’attente cet été, en raison du manque de douaniers et d’un nouveau contrôle européen.

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Transport aérien
Transport aérien : voici pourquoi il faut s'attendre à de longues filles d'attente l'été 2026. - Crédit : ADIL BENAYACHE/SIPA | Econostrum.info

Le secteur du transport aérien prévoit des perturbations importantes dans les aéroports européens à l’été 2026, avec des temps d’attente pouvant atteindre quatre heures. Ces difficultés sont liées à un manque de personnels douaniers et à la mise en place d’un nouveau système de contrôle aux frontières.

Les professionnels du transport aérien alertent sur les conséquences opérationnelles de cette situation. La combinaison d’un trafic estival soutenu, d’effectifs jugés insuffisants aux postes de contrôle et de nouvelles procédures pourrait ralentir fortement le passage des voyageurs. Le nouveau dispositif concerné est le système d’entrée/sortie de l’Union européenne, destiné à enregistrer les mouvements des ressortissants de pays tiers franchissant les frontières extérieures de l’espace Schengen. Ce mécanisme prévoit la collecte de données biométriques et l’enregistrement des entrées et sorties dans une base commune.

Selon BFMTV, la mise en œuvre de ce système implique des contrôles plus longs pour chaque passager concerné. Les compagnies aériennes et les gestionnaires d’aéroports redoutent que les infrastructures actuelles ne soient pas dimensionnées pour absorber ces délais supplémentaires en période de forte affluence.

Pénurie de douaniers et nouveau contrôle aux frontières en cause dans les perturbations dans le transport aérien

Le secteur pointe également un déficit de personnels chargés des contrôles. Les douaniers et agents de police aux frontières sont responsables de l’application des règles d’entrée sur le territoire. Or, les effectifs disponibles seraient insuffisants pour faire face à la charge attendue durant l’été. Les organisations professionnelles du transport aérien indiquent que l’allongement des files d’attente pourrait atteindre plusieurs heures dans certains aéroports européens. Des attentes de quatre heures sont évoquées dans les scénarios les plus contraints.

Les exploitants aéroportuaires sont concernés au premier plan. Ils doivent adapter les espaces de contrôle, organiser les flux de passagers et coopérer avec les autorités nationales chargées des frontières. La coordination entre compagnies, aéroports et services de l’État est présentée comme déterminante pour limiter les ralentissements. Le système d’entrée/sortie de l’Union européenne s’inscrit dans une réforme plus large de la gestion des frontières extérieures. Il vise à remplacer le tamponnage manuel des passeports par un enregistrement numérique centralisé. Son déploiement progressif implique des ajustements techniques et humains.

Les acteurs du secteur aérien demandent une anticipation renforcée afin d’éviter des engorgements lors des grands départs estivaux. La période de vacances concentre une part importante du trafic annuel, ce qui accentue les risques de saturation des postes de contrôle. Les inquiétudes portent sur la capacité des aéroports à absorber simultanément un volume élevé de passagers et l’application de procédures plus longues. Les semaines de pointe pourraient être les plus exposées à ces ralentissements si les effectifs et les équipements ne sont pas adaptés.

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