Sous-marins nucléaires : l’Australie confirme son virage industriel après l’annulation du contrat avec la France

L’Australie débloque des financements pour ses sous-marins nucléaires, après l’annulation du contrat signé avec la France en 2021.

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Sous-marins nucléaires : l’Australie confirme son virage industriel après l’annulation du contrat avec la France. - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le gouvernement australien a débloqué les premiers financements destinés au développement de son chantier de sous-marins nucléaires, dans le cadre du partenariat de défense AUKUS conclu avec les États-Unis et le Royaume-Uni.

Cette décision intervient après l’annulation en 2021 du contrat signé avec la France pour la fourniture de sous-marins conventionnels. Ces investissements concernent les infrastructures industrielles nécessaires à la construction des futurs bâtiments. Les autorités australiennes ont précisé que les sommes engagées visent notamment l’aménagement des chantiers navals et la formation de la main-d’œuvre.

En septembre 2021, l’Australie avait mis fin au programme conclu avec Naval Group, entreprise française spécialisée dans la construction navale de défense. Ce contrat portait sur la livraison de sous-marins à propulsion conventionnelle. Son annulation avait entraîné une crise diplomatique entre Canberra et Paris.

Le nouveau programme s’inscrit dans l’accord AUKUS, partenariat de sécurité réunissant l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni. Cet accord prévoit le transfert de technologies liées aux sous-marins à propulsion nucléaire ainsi qu’une coopération industrielle et militaire renforcée entre les trois pays.

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Un programme industriel pour la fabrication de Sous-marins encadré par l’accord AUKUS

Les financements débloqués doivent permettre le lancement des travaux préparatoires sur les sites industriels australiens. Le gouvernement australien prévoit la modernisation des installations existantes et la construction de nouvelles infrastructures adaptées aux exigences techniques des sous-marins nucléaires. Le projet repose sur un calendrier étalé sur plusieurs décennies. Les premières livraisons de bâtiments sont attendues dans les années 2030. Dans l’intervalle, l’Australie doit former ses équipages et ses ingénieurs en coopération avec les forces navales américaines et britanniques.

L’accord AUKUS prévoit également la rotation de sous-marins américains et britanniques dans des ports australiens, afin d’assurer une présence opérationnelle avant la mise en service des futurs bâtiments australiens. Cette phase transitoire doit permettre la montée en compétence progressive des équipes locales. Le coût global du programme n’est pas précisé dans l’article, mais il est présenté comme un engagement financier de long terme pour Canberra. Les autorités australiennes ont confirmé que les premières enveloppes budgétaires sont désormais validées pour engager les travaux industriels.

De son côté, Naval Group avait conclu en 2022 un accord financier avec le gouvernement australien afin de régler les conséquences contractuelles de l’annulation du précédent programme. Cet accord avait mis fin aux discussions liées aux compensations financières. Le lancement des investissements marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du partenariat AUKUS. Il formalise l’entrée dans la phase industrielle du projet australien de sous-marins nucléaires, près de cinq ans après la rupture du contrat initial avec la France.

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