Les frais de tenue de compte font partie des lignes tarifaires appliquées par la majorité des banques de détail en France. Ces frais pourraient augmenter de 5 à 9 % en 2026. Cette évolution s’inscrit dans la continuité des ajustements opérés ces dernières années par les établissements bancaires.
Les frais de tenue de compte correspondent à une facturation liée à la gestion administrative d’un compte courant. Ils couvrent le suivi des opérations, l’enregistrement des mouvements, la mise à disposition des relevés et le fonctionnement général du compte. Leur montant varie selon les banques et selon les formules choisies par les clients.
Aujourd’hui, la grande majorité des réseaux bancaires traditionnels appliquent cette facturation. Elle apparaît distinctement dans les brochures tarifaires mises à jour chaque année. Les hausses annoncées pour 2026 concernent principalement les établissements disposant d’un réseau d’agences physiques.
Une facturation des frais de tenue de compte devenue courante dans les établissements traditionnels
Les frais de tenue de compte n’ont pas toujours été généralisés. Leur extension progressive s’est opérée au cours des dernières années, avec une harmonisation des pratiques entre grands groupes bancaires. Les montants facturés diffèrent selon les enseignes et selon les profils de clientèle.
D’après les éléments relayés par RMC et BFMTV, l’augmentation prévue en 2026 se situe dans une fourchette comprise entre 5 et 9 %. Cette variation dépend des établissements et des catégories de comptes concernés. Certains clients peuvent constater une hausse annuelle de plusieurs euros.
Les banques en ligne adoptent une politique différente. Plusieurs d’entre elles ne facturent pas de frais de tenue de compte, sous réserve de conditions liées à l’utilisation de la carte bancaire ou à un niveau minimum de revenus. D’autres appliquent des frais dans des situations spécifiques, comme l’inactivité prolongée du compte.
Les frais peuvent être facturés séparément ou intégrés dans une offre groupée, appelée package. Ces formules regroupent plusieurs services, comme la carte bancaire, les assurances et certains services d’assistance. Dans ce cas, l’évolution tarifaire peut concerner l’ensemble du forfait.
Les brochures tarifaires publiées par les banques précisent les montants applicables ainsi que les éventuelles exonérations. Certaines catégories de clients, notamment les jeunes ou les personnes identifiées comme fragiles financièrement, peuvent bénéficier de dispositifs particuliers encadrés par la réglementation.
Une évolution inscrite dans la transformation du modèle bancaire
La progression annoncée pour 2026 intervient dans un contexte marqué par l’évolution du modèle économique des banques de détail. La fréquentation des agences physiques recule, tandis que les usages numériques progressent. Les établissements investissent dans les services digitaux et adaptent l’organisation de leur réseau.
Dans ce cadre, les frais de tenue de compte représentent une source de revenus identifiée pour les banques traditionnelles. Les ajustements tarifaires annoncés pour 2026 figurent dans les nouvelles grilles publiées pour l’année à venir.
La réglementation française impose aux établissements bancaires d’informer leurs clients au moins deux mois avant l’entrée en vigueur de toute modification tarifaire. Les clients disposent alors de la possibilité de refuser les nouvelles conditions et de résilier leur convention de compte sans pénalité.
Les associations de consommateurs examinent régulièrement ces évolutions. Elles analysent les variations de prix et comparent les montants pratiqués par les différents établissements. Les comparateurs en ligne publient également des données permettant d’identifier les écarts entre banques.
Selon les profils et les formules souscrites, les différences de facturation peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par an. Les clients peuvent consulter les documents officiels disponibles sur les sites des banques ou en agence afin de vérifier les conditions applicables à leur compte.
L’augmentation attendue entre 5 et 9 % en 2026 s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années. Elle concerne principalement les réseaux bancaires traditionnels et figure dans les mises à jour tarifaires communiquées aux clients.








